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Paroles et Visages

  • Petite histoire de "paisibles retraités"

    … Ce sont Jean-Christophe et sa femme Marie-Caroline qui demeurent à Guéret dans la Creuse, âgé, Jean-Christophe de 67 ans et Marie-Caroline 65 ans ; leur pension de retraite à tous les deux se monte à 4200 euro mensuel, ils sont propriétaires de leur habitation située en périphérie de Guéret dans un lotissement résidentiel, une maison bien arrangée…

     

    Ils ont une fille âgée de 44 ans qui vit à Beijing-Pékin, professeur de Lettres Modernes au Lycée Français de Beijing-Pékin, ne comptant point revenir en France de sitôt…

    Et un petit-fils, Olivier, âgé de 21 ans, demeurant chez eux…

     

    Olivier vient d’interrompre ses études par manque de motivation alors que ses grands-parents avaient largement aidé et financé durant les deux premières années… Et ne cherche aucunement à travailler, rechercher un emploi afin de subvenir à ses besoins, confortablement installé qu’il se trouve, Olivier, chez ses grands-parents.

     

    Il est désordonné, Olivier, squatte l’ordinateur de son grand-père dans une utilisation à haut risque, durant de longues heures, se lève à 11h du matin… « Encore heureux qu’il ne se shoote pas – mais il clope et s’envoie 10 bières par jour »…

    La première chose qu’il fait le matin en se levant c’est d’ouvrir le frigo pour se saisir d’une bouteille de lait fruité qu’il boit au goulot ; en slip « Bingo », pieds nus sur le carrelage, torse à poil et « larguant une perlouze »…

     

    Le soir il met la télé pour regarder ce qu’il veut sans tenir compte du souhait de ses grands-parents, une assiette de salade composée sur ses genoux, enfoncé dans le canapé ; et comme il ne finit pas, il remet son assiette à moitié pleine avec la fourchette plantée dedans, n’importe comment dans le frigo.

     

    C’est l’enfer, la vie au quotidien, pour ces « paisibles retraités » (de « du temps où il n’y avait pas Olivier encore, quand sa mère n’était pas partie à Beijing-Pékin) que sont Jean-Christophe et Marie-Caroline à pésent, squattés et pompés qu’ils sont, par Olivier ne recherchant aucun emploi – il ne percevra le RSA qu’à 25 ans puisqu’il est hébergé dans sa famille, et qu’il n’a pas effectué le nombre nécessaire minimum d’heures de travail dans les trois dernières années (durant ses deux ans d’études il n’a pas exercé le moindre emploi à temps partiel)…

     

    L’enfer oui, d’autant plus qu’en week end si ce n’est pas aussi un soir de la semaine, Olivier « reçoit » ses potes -et « potesses », avec « apéros dînatoires » et force cocktails, et musique « battement de cœur de pieuvre- tam-tam de brousse » ; à tel point que Jean Christophe et Marie Caroline doivent en l’occurrence quitter ce soir là leur maison, dormir chez l’un de leurs amis et le lendemain « tout trouver en l’air dans la maison »…

     

    Fin de l’histoire :

    Un beau jour, Olivier, qui se déplace en scooter, « se plante » dans un mur en ratant un virage, il décède…

     

    « Pauvre chou » pleurent Marie-Caroline et Jean-Christophe… Qui, au prix des billets d’avion de 30 % plus cher qu’il y a cinq ans, ont dû financer le voyage de leur fille, la mère d’Olivier, pour, depuis Beijng-Pékin, aller enterrer son fils…

     

    Cependant « en son for intérieur » Jean-Christophe, « peut-être un peu moins larmoyant que sa femme », se dit « Quelle vie aurait été la sienne » …

     

     

     

  • Réflexion sur l'empathie

    … « La mort de l’empathie humaine est l’un des premiers signes et le plus révélateur d’une culture sur le point de sombrer dans la barbarie » [ Hannah Ahrend ]

     

    … Une question cependant se pose :

     

    L’empathie humaine concerne-t-elle « tous » les humains ?

    Je dis bien « tous les humains » quelque soit leur comportement en matière de relation avec les êtres et les choses autour d’eux ?

     

    Au temps du bagne de Cayenne jusqu’à sa fermeture étalée de 1938 à 1953, il n’y avait dans ce bagne – à de rares exceptions près- aucune empathie humaine ; et les Autorités chargées de gouverner ce bagne, avec leurs gardiens, leur règlement, les conditions de détention qui étaient celles de ce bagne…

    Ne faisaient aucune différence entre par exemple un homme fruste, brutal, qui avait assassiné sa femme, sa mère ou son père, à coups de marteau – ou une personne pour la voler – et un autre homme qui lui, avait été condamné pour le meurtre d’un proxénète ou d’un caïd de la mafia…

    Donc – c’est ce que je dis - « traiter inhumainement ces deux hommes d’une manière égale, était « à mon sens » totalement injuste… Et l’empathie – si empathie il devait y avoir eu- ne pouvait concerner que l’homme qui avait tué un proxénète, un caïd de la mafia ; à ne pas traiter aussi durement que l’autre…

     

    L’empathie est « contre-productrice » lorsqu’elle se manifeste à l’égard d’humains qui, très frustes, très brutaux, agressent, assassinent, torturent… Et, l’empathie peut même contribuer, manifestée à l’égard de « certains humains », à faire sombrer une culture, une société, une civilisation, dans la barbarie… Car le « Mal », la nuisance, la violence, la prédation, se transmettent, se reproduisent tel un point de gangrène sur une jambe qui peu à peu gagne tout le corps…

     

    De nos jours – mais cela « n’est pas nouveau » - de très jeunes enfants (encore assez minoritaires heureusement) dès l’âge de 3 ans, « te jettent à la figure » des objets dont ils se saisissent et ont des comportements violents : l’on ne peut donc pas « raisonnablement » ou par « préoccupation égalitariste et d’empathie » éduquer de tels enfants de la même manière que des enfants qui eux, très majoritaires, « ne te jettent jamais rien à la figure » …

    « Socialiser » par égalitarisme empathique au nom de « valeurs universelles » de jeunes enfants déjà brutaux, frustes, violents dans leurs comportements, est assurément « risqué et dangereux »

     

    L’on évoque – dans cette Culture humaniste à laquelle on ne peut qu’adhérer en tant que citoyen lambda moyen ; de valeurs universelles, d’égalité, etc. … - l’on évoque « le monde qui va mal, la société en déliquescence, le milieu familial, les fréquentations, les réseaux sociaux, l’éducation et la justice en « déconfiture », les inégalités entre les riches et les pauvres, les quartiers et cités difficiles… Mais si oui tout cela est « causal » (du comportement du jeune enfant ou de l’ado violent) ; il y a aussi une « autre réalité » qui elle, ne dépend pas de « tout cela » :

    C’est une réalité « de toujours », permanente, immuable, à savoir « ce dont est fait l’être – humain en l’occurrence- comme le bois d’un arbre, comme la composition d’un organisme vivant… Ce dont on est né avec en quelque sorte et qui fera ce qu’on sera et que rien ne pourra faire changer…

    Si vous n’êtes pas convaincu de cette réalité, observez comment les choses et les êtres fonctionnent dans l’espace naturel de la Terre depuis l’apparition de la vie il y a 3,5 milliards d’années…

     

     

  • Le QR code ...

    … Ce « putain de QR code » j’arrive pas à m’y faire ! Je le brandis au bout de mon « doigt d’honneur » tel un « papier sale » !

    Il est souvent plein de « trucs malveillants », de « neunœils espions » et « je m’en méfie comme de l’an 40 » !

    Il t’incite à « flasher » avec ton smartphone (avec l’appli obligatoire « scannerQR ») et encore faut-il « bien viser » (bien dans le carré délimité par 4 coins) sinon « ça prend pas » !

    Et ça t’ouvre direct le site ; seulement voilà : ça marche QUE par smartphone (pas sur l’ordi)…

    Donc le QR code je vis « sans » et « je m’en porte pas plus mal » !

     

     

     

  • L'école à Cahors - Lot - en 1954

    … Lorsque je fus en âge – 6 ans révolus le jour de la rentrée scolaire- d’aller comme on disait à l’époque « à la grande école » après la maternelle…

    C’était en 1954…

    Les enfants de Cahors, de 6 à 10 ans, se rendaient, les uns à l’école publique de la place Thiers ; les autres à ce que l’on appelait à l’époque le « Petit Lycée » du Lycée Gambetta, rue Wilson (la rue qui débouche sur le Pont Valentré)…

    L’on dénommait alors les classes du cours élémentaire du « Petit Lycée » : la 11 ème, la 10 ème, la 9 ème, la 8 ème et la 7 ème…

    D’une manière générale – avec « quelques exceptions » - les enfants d’ouvriers, de modestes salariés et employés, les enfants de paysans (qui n’étaient pas à cette époque de « gros agriculteurs et éleveurs)… Se rendaient à l’école publique de la place Thiers, école « mixte » - garçons et filles- ( dans les villes, alors, les écoles publiques commençaient à être « filles et garçons »… Mais pas au « Petit Lycée » qui demeurait « seulement les garçons »…

    Mon père, qui dans ces années 1950, était inspecteur aux PTT automatique rural installation entretien des lignes, gagnait 52 000 francs par mois, et son travail le mettait en contact avec toutes les « huiles » de la ville – notamment le Préfet monsieur Cancès et son frère censeur au Lycée Gambetta, ainsi que toutes les « hautes personnalités, commerçants, artisans, professions libérales »… (Les « grands bourgeois » de l’époque en somme)…

    C’est que « 52 000 par moi » à l’époque, c’était « faire partie des riches » : en effet un ouvrier, un salarié, un employé « exécutant » ne gagnait en moyenne que de 20 à 25 000 francs…

    Aussi mes parents – mon père surtout- préférait que son fils – son fils unique- aille, plutôt qu’à l’école publique de la rue Thiers, au « Petit Lycée »…

    Pour ma part – à 6 ans j’avais déjà – on va dire- « de la pensée et de la rélexion » (et « un peu de rêve ») et, si je n’écrivais pas encore, j’observais… Et j’avas dit à mes parents « je veux aller à l’école de la place Thiers » ! … Je « ne fus pas écouté »…

    C’est ainsi que, le lundi 20 septembre 1954, je fis mon entrée, accompagné par ma mère, en 11 ème, au « Petit Lycée »…

    Où je fus mis « demi-pancul » donc, au réfectoire à midi ; le réfectoire étant « pous tous » petits et grands » - 10 par table, nourriture « exécrable » d’immondes ratas, de bidoches effilochées, des cailloux dans les lentilles, des faillots qui me révulsaient – de telle sorte que, « ne bouffant à peu près rien », je maigrissais à vue d’œil ; en conséquence de quoi le Censeur monsieur Cancès qui avait un fils de mon âge, proposa à mes parents de me prendre chez eux à midi ; ce qui me convint tout à fait car ces gens là, les Cancès était « très gentils », je m’entendais bien avec leur fils et ils avaient aussi une fille de 2 ans de plus que moi (et ça on va dire que c’était pour moi un plus, parce que rien que des garçons à l’école ça me peinait fort)…

    Et c’est vrai qu’à cette école là, du « Petit Lycée », au milieu de tous ces mômes qui « faisaient les durs » et « qui se la pétaient » ; je me sentais solitaire et « totalement en dehors des clous »… Heureusement j’ai eu des maîtres – notamment monsieur Camas en 9 ème et 8 ème, toujours en blouse grise, sévère et exigeant, qui « me comprenait » quoique m’octroyant zéro en conduite pour ma dissipation « proverbiale », mon tempérament bagarreur et insolent quand « on me cherchait des noises » ; en revanche en rédac et en « Leçons de choses » j’avais toujours 9/10…

    Ma mère voulait que j’aille à l’école bien habillé, avec le pli à la culotte, de belles chaussures, un beau pull, un beau manteau… Et je lui disais « je veux être habillé comme le sont les pauvres, parce que les riches ils m’emmerdent, je les trouve vantards, je n’aime pas leurs jeux brutaux, leur foot à la con, leur arrogance, leurs blagues crasseuses »…

    Je me souviens en particulier d’une blague aussi idiote que sale, qui revenait souvent, au « Petit Lycée » dans les récrés : « Comment il fait le petit oiseau au dessus de la cheminée à Auswitch ? Il fait cui-cui » … Je détestais cette blague, j’étais le seul à ne pas du tout en rire !

    Ça a duré, le Petit Lycée, à Cahors, du 20 septembre 1954 à fin juin 1957 : en octobre 1957 j’entrais au Lycée Carnot à Tunis en classe de 8 ème – et de 7 ème jusqu’à mi février 1959 (et là ce fut encore une « autre histoire », car cette école là à Tunis, c’était encore bien plus dur qu’à Cahors – avec les « Moulin », les « Thomasson » et compagnie- auxquels je mettais des « peignées » et me prenais des bleus, des « œil-au-beurre noir » au grand désespoir de ma mère…

     

     

     

     

  • Soit deux couples de retraités ...

    … L’un disposant de 2200 et 2000 euros de pension de retraite, soit à eux deux 4200 ; sont locataires dans un immeuble résidentiel, ont trois petits-enfants en âge de poursuivre, pour au moins un d’entre eux – le plus jeune- des études supérieures et qu’il faut financièrement aider ; l’aîné de leurs petits enfants, marié, a trois jeunes enfants âgés de 2,4 et 6 ans qu’il faut « gâter à Noël » avec de « beaux joujoux » et dont il faut de surcroît fêter « dignement » les anniversaires… Sans compter la petite-fille (la seconde des trois petits enfants) âgée de 21 ans qui va bientôt se marier (soit dit en passant un mariage c’est 15 000 euro location de la salle apéro géant 300 invités, repas de noces samedi soir 120 couverts lendemain dimanche 60 ; notre couple de retraités 4200 euro de pension prévoyant de financer pour 1/3 le mariage)…

     

    … L’autre disposant de 1600 et 1300 euros de pension de retarite, soit 2900 à eux deux ; mais propriétaires de leur maison ( ils ont fini de payer le crédit immobilier depuis 20 ans) et n’ayant ni petits enfants de 20/25 ans ni de 2 à 6 ans autant dire pas de petits enfants du tout…

     

    Lequel de ces deux couples de retraités a le plus de pouvoir d’achat ? Pour se payer 2 vélos électriques de « moyenne gamme » ou pour se payer une croisière ou un voyage de 15 jours ? Et aurait « un livret d’épargne bien garni » ?