
… Non seulement des magistrats mais aussi et surtout, des milliers de personnes – en majorité des hommes – en France et dans le monde - « prétendent » que de jeunes enfants de moins de 8 ans, peuvent être consentants à des attouchements sur les parties intimes de leur petit corps…
S’il est vrai qu’un enfant a oui, ses propres émotions, ses propres « envies », jusqu’à des « fantasmes », bien avant qu’il n’atteigne l’âge de la puberté (c’est là une réalité) – ne serait-ce qu’en regardant par exemple, un jour de repas de réunion familiale, les jambes de sa maman, sous la table (si l’enfant est un garçon)…
Il n’en demeure pas moins que jamais, au grand jamais l’on ne peut évoquer un éventuel consentement d’un jeune enfant, à ce que l’on lui mette le doigt ou la main à un endroit « intime » de son corps… Car, il n’y a pas de consentement réel, il y a juste le fait que, pour l’enfant, la personne qui « caresse » n’est pas vue par l’enfant comme une personne « méchante » d’autant plus si cette personne est un proche de la famille inspirant confiance… Et qu’au moment même de l’attouchement indécent, alors l’enfant, à sa manière et parce qu’il a en lui cette « naïveté naturelle propre à la petite enfance », « se rend compte » que le geste « n’est pas un geste normal »… Et sa réaction est de se hérisser, de se dégager de la présence de cette personne adulte à ses côtés…
C’est cette idée d’un consentement de l’enfant, avancée par des milliers de personnes, qui « explique » en partie, la plupart des très nombreux, très fréquents, actes de pédophilie : le seul fait d’émettre cette « idée là » est déjà inacceptable, coupable, répréhensible, condamnable… Et devrait qualifier de « suspect » celui ou celle qui avance cette « idée »…
Le « phénomène » est « vieux comme le monde », ça existe même chez bon nombre d’animaux (de mammifères), et chez les humains ça existe dans tous les milieux sociaux, dans le passé comme dans le présent, dans en particulier le milieu familial…
Mais la différence entre hier jadis, et aujourd’hui, c’est que, de nos jours, avec la diversité des situations de relations familiales (familles dites recomposées, ou monoparentales ; ou encore familles éclatées avec un enième « nouveau beau papa ou compagnon de la maman » etc. … Les relations « indécentes et intimes » avec de jeunes enfants ou avec des adolescents, sont plus fréquentes qu’avant (de plus en plus à vrai dire)…
D’où la multiplicité croissante des « dossiers » ou « affaires en cours » dans les tibunaux, dans les gendarmeries…
Les « boucs émissaires », ainsi « on les trouve toujours » - parfois il faut le reconnaître il y a oui, des responsables, de la négligence, un « manque de moyens » en personnels et équipements…
Mais le « véritable bouc émissaire » c’est « beaucoup d’entre nous, gens du commun » qui, par nos comportements, par nos « idées reçues », par notre mode de vie (tout cela sur fond de réseaux sociaux du Net où l’on s’expose - photos et vidéos « scoop du jour » avec mise en publication journalière de photos de ses enfants, de sa fille, de son garçon … Contribuons à notre manière, au démentèlement, au délitement et à la violence de la société dans laquelle nous vivons et agissons…