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Paroles et Visages

  • Adieu monsieur Hauffmann

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    Adieu monsieur Hauffmann, film de Fred Cavayé, sorti en salles en 2021… présenté sur France 2 à 21h 10 le dimanche 12 avril 2026…

    Adapté d’une pièce de théâtre du même nom, écrite et mise en scène par Philippe Daguerre ( et de son livre publié en 2017)…

    Avec Daniel Auteuil dans le rôle de Monsieur Hauffmann un joaillier juif caché durant trois ans dans la cave en dessous du magasin et de l’appartement de la famille Hauffmann ; Gilles Lellouche dans le rôle de l’employé (François Mercier) de monsieur Hauffmann auquel ce dernier « vend » à son employé son commerce selon un accord conclu, et Sara Giraudeau dans le rôle de la femme de François Mercier…

    Une intensité dramatique particulièrement bien rendue par le réalisateur Fred Cavayé, un film « difficile » et « dérangeant dans la mesure où se trouve cassés les codes de la vie en couple – surtout dans la société française qui est celle des années 1930-1940- et qui met en évidence tout ce qu’il y a de complexe, d’ambigu, et d’intemporel en matière de relation humaine ; en l’occurrence bien sûr, de l’occupation allemande en France entre 1940 et 1944… Mais aussi dans toutes les situations difficiles et dramatiques, guerres, de l’Histoire…

    Au départ, ce François Mercier est un homme ordinaire, apparemment honnête, mais se laisse peu à peu séduire du fait de ce qu’il peut gagner en vendant des bijoux travaillés à des allemands… Lesquels bijoux proviennent de juifs arrêtés, délogés, spoliés et déportés… Et qui sont en fait travaillés par Joseph Hauffmann dans la cave… Jusqu’au jour où Joseph Hauffmann découvre l’origine des bijoux…

    Le réalisateur Fred Cavayé dans son film « Adieu monsieur Hauffmann » fait ressortir qu’un personnage ordinaire (tout un chacun en somme) est un personnage complexe « ni héros ni franche ordure » dans la réalité de son quotidien de vie, de ses rêves, de ses frustrations… Et c’est bien cela qui nous « dérange », qui nous « interroge », tous, chacun de nous, en général forts de nos croyances, de nos convictions, de notre perception du bien et du mal et qui nous fait dire «  moi je ne serais jamais comme cela »…

     

     

  • Diplomatie, négociation

    Entre deux ou plusieurs parties adversaires, chacune ayant ses exigences et résolues fermement à se combattre…

     

    Il est toujours certain qu’aucune de ces deux ou plusieurs parties adverses n’accepte de céder quoi que ce soit, en ce qui concerne les exigences.

    Les exigences sont entières, totales, ne peuvent être modérées, et en ce sens il n’y a pas d’accord possible, ce n’est donc pas sur les exigences des uns et des autres, que peut s’établir un dialogue par la diplomatie ou par la négociation… Mais uniquement et seulement sur ce que chacune des deux ou plusieurs parties ont à perdre dans le conflit…

    L’art de ou des intervenants – médiateur(s), ambassadeur(s), diplomate(s) ; consiste à démontrer aux uns et aux autres en situation de conflit, ce qu’ils ont à perdre…

     

    C’est la conscience prise, de l’étendue, de l’importance de ce qu’il y a à perdre, qui peut, seule, faire céder l’un ou l’autre sur ses exigences… Une conscience qui ne vient pas, du fait de la conviction qu’ont chacune des parties adverses de leur potentiel, de leur force et qui, en quelque sorte élimine de leur vue ce qu’il y a à perdre…

     

    C’est donc cette conviction qui est celle de chaque partie adverse, de son potentiel, de sa force, que le médiateur doit parvenir à réduire, afin que se lève le doute, l’interrogation… Et par le doute, par l’interrogation, la perspective de l’étendue, de l’importance, de la conséquence de la perte…

    De la perte, de chaque côté, il y en a toujours, quelle que soit la différence dans le rapport de force entre l’un et l’autre…

     

    Dans un monde « globalisé » - économie, politique- mais où les intérêts de chaque pays ou groupes de pays sont multiples et divers… Et, au niveau atteint, actuel, de la technologie dans l’armement…

    Le « Grand Oublié » c’est « ce qu’il y a à perdre pour l’ensemble du monde – notamment pour les populations du monde… Lorsque le conflit entre deux ou plusieurs pays se développe, s’étend, tel le foyer d’un incendie dans une forêt…

     

     

     

     

  • L'actualité du jour

    Échec des négociations à Islamabad au Pakistan entre les USA et l’Iran : comme si ces « barbares » que sont les gardiens de la révolution et les Mollahs et les Pasdarans, pouvaient être des « interlocureurs » !

    Ces assassins et ces tortionnaires de plus des trois quarts de leur population ! Qui n’ont d’égal en cruauté et en barbarie et abjection absolues, que le régime des nazis et des SS de l’Allemagne du III ème Reich qui furent des gazeurs de juifs, des extermineurs de Tsiganes, d’handicapés et d’homosexuels sous le pontificat de l’abominable Pie XII soutien d’Hitler, de Mussolini, de Franco et de Pétain, et qui, au lieu du repésentant du Christ sur Terre fut en vérité un démon ayant battu Lucifer à la course ; que, aussi, les Islamistes du jihad terroriste  ! Et « talonnés de près » par le régime Nord Coréen ainsi que par la Russie de Poutine !

    Donald Trump a qualifié les gardiens de la révoltion iranienne, les pasdarans et les Mollahs  d’ « animaux »… Sauf que ces « animaux » sont « boostés » d’Intelligence Artificielle, de hautes technologies au service de la barbarie guerrière et dont un certain nombre d’ingénieurs aliens » (redoutable et cruelle espèce d’extraterrestres) furent formés dans de grandes universités Etasuniennes, Françaises et Européennes durant 40 ans !

    La « pierre d’achoppemnent » principale a été, dans cette « négociation » sous l’égide d’un DJ Vance pourtant hostile à la guerre menée par l’armée US sur l’ordre de Donald Trump ; la question du « programme nucléaire » iranien qui, rappelons le « a pour objectif de rayer Israël de la carte du globe » !

    « Animaux, oui, animaux ! Que sont ces barbares de dirigeants iraniens !

     

    Et dire qu’il y a – bon nombre hélas sur cette planète – de gens haineux ou même « seulement fort critiques » d’Israël qui sans le dire vraiment mais le pensent, « verraient bien Israël rayé de la carte ! » (et en ce sens « ne condamment pas aux gémonies, les gardiens de la révolution iranienne, les pasdarans et les Mollahs!) … Ceux là aussi sont des « animaux » !

     

     

  • L'Écrit, la parole

    L’Histoire – depuis les sociétés et civilisations du Paléolithique Supérieur ( de -45 000 à -12000) jusqu’à nos jours – montre et pour ainsi dire atteste que l’écrit depuis qu’il existe à partir de -3500, est davantage un facteur de domination que ne peut être la parole (l’oralité).

    L’écriture c’est en effet le pouvoir de décrire, d’interpréter, de fixer dans la durée, et donc, de communiquer, d’exprimer à distance, dans l’espace et dans le temps… Ce que ne peut faire la parole qui elle, demeure aussi loin qu’elle puisse porter, un moyen de communication limité, adapté à des sociétés, à des groupes, à des communautés de personnes établissant des liens directs, locaux, d’interconnaissance et d’information ; non destinés à durer dans le temps et à être fixés dans l’espace – sauf dans le cas où par le récit oral, la connaissance acquise dans tel ou tel domaine, se trouve transmise, par exemple de maître à élève dans une école, de maître à apprenti dans une profession, de détenteur de quelque savoir particulier aux membres de son groupe social, de sa communauté ou de sa famille élargie à ses proches et connaissances.

     

    Depuis bien avant le Paléolithique Supérieur – du temps d’Homo Erectus – jusqu’à une période comprise entre -5000 et -3500, et même après -3500 jusqu’à une période récente, dans une grande partie du monde occupé par Sapiens, notamment en Afrique, en Amérique « pré colombienne », en Asie, en Océanie, en Europe du Néolithique, la culture, la transmission des savoirs, la connaissance de ce qui se ou s’était passé, tout cela se faisait dans l’oralité, par la parole, par le récit oral…

     

    Tous les peuples de l’oralité en Amérique, en Afrique, en Asie et Océanie, lorsqu’ils ont été confrontés au peuples de l’écrit, issus des parties du monde d’où provenait l’écriture, se sont vus dominés par ces peuples de l’écrit…

     

     

    L’écrit c’est la loi, l’ordre, la prescription, le serment, la procédure, l’acte, le traité… Gravé en signes à l’origine puis ensuite avec l’alphabet ou un ensemble de signes sur un support matériel – tablette d’argile, pierre, bois, feuille de papyrus, puis papier…

    L’écrit c’est l’affaire de celui qui sait écrire, et qui en ce sens, détient du pouvoir…

    La domination dans l’oralité n’a jamais été autre que celle de la force physique associée au pouvoir d’influence et à ce qui caractérise naturellement un meneur, un guide, un chef de meute ou de groupe… (comme dans le monde animal)…

     

    Mais la domination par l’écriture va au-delà de la domination dans l’oralité : elle s’ajoute et se superpose cette domination, à celle qui existe dans l’oralité, parce qu’elle grave, parce qu’elle inscrit et fixe dans la durée, dans l’espace, dans la distance…

     

    Celui qui sait écrire est celui qui a eu ou s’est donné le moyen de savoir écrire et qui, en quelque sorte par rapport aux autres membres de son groupe, de sa communauté, est privilégié du fait de ce qu’il détient (et que ne détiennent pas les autres)…

     

    Les plus anciennes traces d’écriture élaborée datent d’environ -3300 avant notre ère dans l’empire Egyptien des rives du Nil et dans l’empire Sumérien (Mésopotamie entre Tigre et Euphrate et rive occidentale du Golfe Persique)… Sur feuilles de papyrus en Egypte, tablettes de calcaire ou d’argile en Mésopotamie (découverte d’une tablette de Kish en calcaire recouverte d’une inscription pictographique datant de 3500 ans avant notre ère)…

     

    En -3000 et jusqu’en -1200, âge du bronze, l’Empire d’Egypte et la Mésopotamie (empire Babylonien) faisaient partie d’un vaste ensemble, le monde Egéen ; qui comprenait cinq grands empires : 1/Mycènes Grèce continentale et Crête, 2/Empire Hittite Anatolie et deux tiers nord de Liban Israël actuel, 3/ Empire Egyptien du long du Nil et des Pharaons, 4/Empire Mittanien l’Irak et la Syrie actuels et le nord de la péninsule arabique, 5/ l’empire Babylonien Tigre Euphrate Golfe Persique…

     

    Avec le développement de l’écriture, ces 5 empires sur le plan à la fois culturel, économique et politique, avaient adopté pour leurs traités, leurs échanges, une langue commune écrite et parlée : l’Akkadien (tablettes d’argile retrouvées par milliers et ayant été déchiffrées)… L’Akkadien est d’ailleurs l’ancêtre commun de l’Hébreu et de l’Arabe (langues sémitiques)

     

    D’autres traces anciennes de début d’écriture ont été découvertes :

    Dans la vallée de l’Indus entre -2600 et -1900

    En Chine autour de -1500

    Dans la Mézo-Amérique (Amérique centrale et nord Andine) entre -1200 et -600.

     

     

     

  • Le train

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    Film réalisé par Pierre – Granier – Deferre en 1973, avec Jean Louis Trintignant et Romy Schneider, présenté le vendredi 10 avril 2026 à 21h 05 sur France 5…

     

    D’après une œuvre de Georges Simenon…

     

    Deux « pointures » que sont celles du très grand réalisateur Pierre-Granier-Deferre d’une part, et Georges Simenon romancier et écrivain d’autre part…

     

    Film « emblématique » dans le contexte actuel de la guerre au Moyen Orient, des populations déplacées, des bombardements et des millions de réfugiés fuyant… Comme ce fut le cas en Belgique, aux Pays Bas, en France, en mai et juin 1940 ; comme c’est le cas partout dans le monde où des pays sont en guerre – Ukraine, Soudan, Yemen…

    L’on « mesure » en effet ce qu’il y a d’intemporel, de tragique, de conséquences dramatiques, de situations difficiles, pour les populations … Dans toutes les guerres de l’Histoire depuis l’antiquité des mondes Egéen, Grec et Romain ; de l’âge du bronze d’il y a 3000 ans jusqu’à nos jours…

     

    Dans une dimension « profondément et intimement humaine », dans un réalisme « bien rendu », « poignant » du début à la fin, ce film tiré du roman de Georges Simenon et réalisé par Pierre-Granier-Deferre, retrace le parcours de ce train entre Sedan et La Rochelle en passant par Troyes, Auxerre, Moulins, Guéret, Limoges, Angoulème… Un parcours ponctué d’arrêts de plusieurs heures du fait de bombardements, d’attaques aériennes, de pannes, de déviations imposées pour le passage de trains militaires… Tout cela dans le contexte de ce que furent entre le 10 mai et le 17 juin 1940, avant l’arrivée des troupes allemandes à la Loire, les combats contre les envahiiseurs du IIIème Reich Allemand d’Hitler…