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Paroles et Visages

  • Comme cela s'est passé, ou comme cela aurait pu être ?

    … Aurais-tu pu être un autre personnage que celui que tu es toute ta vie durant c’est à dire tout autre qu’un personnage d’écriture sur la Toile ?

    Avoir eu à tes côtés toute ta vie durant depuis que tu es marié, une autre femme – ou un autre homme ?

    Avoir eu durant les quarantes années de ta vie active, une autre profession que celle que tu as exercée ?

    Un « parcours de vie » - famille, environnement social, métier, aspirations, réalisations, rencontres – différent de celui que tu as eu ?

    Ce que l’on appelle « prédestination » n’est-ce point une « pure vue de l’esprit » ? Une « non-réalité » comme « instituée » réalité (réalité découlant d’une « logique d’enchaînement-entraînement de situations, d’événements « qui font que... ») ?

     

    Ainsi, dans un conte (une histoire) que j’ai imaginé « Paris-Colmar » ( texte dont j’ai réalisé une version audible avec ma voix), vers la fin du texte je présente deux « voies » (destins) différents : l’une réelle « comme ça s’est vraiment passé » et l’autre fictive « comme cela aurait pu être »…

     

    Le « comme ça s’est réellement passé », il est ce qu’il est avec ses aléas, son pire et son meilleur, tout cela d’une seule et unique fois et qui est « ton histoire à nulle autre pareille autour de toi, des autres »…

     

    Dans le « comme cela aurait pu être » s’il avait été, tu serais peut-être mort depuis pas mal d’années… Ou être une vedette sur Youtube ou sur un réseau social, ou encore un grand écrivain reconnu dont les ouvrages sont publiés par centaines de milliers d’exemplaires… Ou cocufié bafoué par ton conjoint… Ou dans un fauteuil roulant… Ou « héros du jour » d’un Toro-piscine à Saint Julien en Born dans les Landes au mois d’août… Ou lauréat d’un concours Lépine… Ou caissier dans un supermarché… Ou l’un des rares « recalés au Bac »…

     

    Ce qu’il y a de sûr c’est que le « comme ça s’est réellement passé » et le « comme cela aurait pu être » se rejoignent « comme dans la chevelure d’une comète dont le sillage n’est visible à l’œil humain qu’un bref instant… Mais ne cesse de suivre sa trajectoire orbitale durant un temps indéfini »…

     

     

  • Y-a-t-il une mécanique de la violence ?

    … S’il y en a une – et il y en a vraiment une – elle est, la violence d’une mécanique, très complexe :

     

    Par exemple, si, en tant que « personnage d’un certain niveau de culture, ayant acquis des savoirs, des connaissances, et homme ou femme de réflexion, de pensée »… Tu ne sais pas résoudre une équation du second degré, et que dans ta vie au quotidien depuis tes seize ans, cette incapacité qui est la tienne de résoudre une équation du second degré, à aucun moment de ta vie ne te gêne, n’est pour toi un handicap… Ce n’est point pour autant que tu vas agresser, violenter une personne qui elle, sait résoudre une équation du second degré…

     

    En revanche, si, « prenant de l’âge » tu es impacté par une déficience auditive se traduisant par une difficulté de compréhension à l’écoute de l’autre… Que tu te trouves assis dans une cathédrale où se tient une conférence, « pas trop mal placé », muni de prothèses auditives ; le conférencier s’exprimant dans un micro « bien réglé » et que, sur les piliers de la cathédrale, sont installés des haut-parleurs diffusant le son partout… Mais qu’il y a manifestement une résonnance assez forte pour rendre difficilement compréhensive la parole du conférencier, et qu’en conséquence tu ne comprends absolument rien de ce que dit le conférencier… Alors que le monsieur qui est assis à côté de toi, lui, n’ayant pas l’air d’une personne spécialement antipathique, semble parfaitement comprendre et applaudit le conférencier… Quelque chose en toi surgit qui t’incline à de l’agressivité à l’égard de ce monsieur qui a la capacité que tu n’as pas, à comprendre le conférencier…

    « Pourquoi lui il comprend, et moi pas ? » tu te dis… Il y a là « comme une aberration », et de l’inacceptable en somme, d’où ce sentiment d’injustice qui te fait réagir dans l’agressivité, dans la contestation de la capacité de ce monsieur qui lui, perçoit et comprend, «arrive à comprendre en dépit d’une résonance rendant difficile la compréhension de ce qui se dit »…

     

    Dans une manifestation qui « dégénère » dans la violence, un jeune de 16 ans qui n’est pas ordinairement, un « casseur » ni un voyou… Dans une incapacité qui est la sienne d’accéder à ce que l’ordre du monde met en place pour lui (fait l’effort de mettre en place en fonction des moyens dont dispose cet Ordre)… Réagit dans l’agressivité, dans une violence le poussant à détruire, à casser, ce qui matériellement représente ce à quoi il ne peut accéder et qui lui est en fait refusé par un Ordre prétendant le lui offrir…

     

    Car c’est bien là le paradoxe ( l’aberration, l’inpensable) : d’un côté « tout ce qui est fait » (pour ou contre) et qui « devrait » résoudre, remédier – les médiathèques, les écoles et les lycées « de la modernité », les infrasctructures pour le sport, pour la culture – et les personnels formés au service des populations, des jeunes notamment…

    Et d’un autre côté l’impuissance de tout ce qui est mis en place, de tous ces agents formés, de ces éducateurs, de ces initiatives de la « puissance et de l’ordre public »…

     

    En somme « à la base même de la mécanique de la violence » il y a cette « énorme fossé », ce « vide », cette « inadéquation » entre d’une part la « volonté de faire – de faire au mieux – qui émane de l’Ordre (ou de l’Autorité)… Et d’autre part, la réalité sur le terrain, le « dans sa peau dans son ressenti de chacun », toutes les difficultés, tous les manques, tous les besoins, toutes les aspirations qui ne sont « pas prises en compte » ou « repoussés sous le tapis » … Et tous les obstacles, toutes les barrières dont à la base, à l’origine l’on trouve la ségrégation par l’argent, par le fait d’être « mieux né qu’un autre », issu de tel ou tel environnement social, milieu familial… Tout cela dans un contexte de déliquescence de la société… Et de surcroît encore, dans le contexte des dangers qui pèsent sur le monde, la planète, la société, la civilisation humaine, avec les guerres – Ukraine/Russie, Moyen Orient- avec les désastres liés au changement climatique – incendies, inondations, ouragans et pénuries alimentaires, impact sur les approvisionnement, conséquences des sécheresses et des guerres…

     

    Au salon du Livre lors de la 37 ème édition du Festival Internationnal de Géographie de Saint Dié dans les Vosges, figurait cet ouvrage de Magali Reghezza-Zitt, grand témoin de ce FIG 2026 : Bienvenue en 2055 (Le Seuil 2026)…

    Ce monde « possible », donc, de 2055, complètement décarbonné et – si l’on veut- « meilleur » (avec des technologies « adaptées » et de « nouveaux modes de vie plus éco-responsables ») … L’auteur le reconnaît elle-même « il n’existera peut-être jamais »… Du fait que pour qu’il soit, ce monde, cela implique que la société actuelle dans laquelle on vit, cesse de se déliter dans la violence, dans l’individualisme exacerbé, dans la décomposition de ses « tissus et structures » : famille, éducation, état, institutions, autorité ( confondue ou remplacée par la domination)…

     

     

  • Médiapart "fait le fond des poubelles"

    … C’est vrai, « plus que vrai même »… Qu’en « faisant les poubelles » et en « allant jusqu’au fond, au « fond du fond »… L’on trouve toujours quelque chose qui nous dénonce, qui fait qu’on reconnaît que ça vient de nous (bon c’est vrai aussi : ça a peut-être été déposé par quelqu’un d’autre qui l’a fabriqué comme si c’était nous qui l’avait fait)…

     

    … N’ayant jamais eu la moindre sympathie pour Jordan Bardella, ce « proche de la Jet-Set des biens nés et des dominants, présent dans toutes les Garden-Party des Élites ultra-friquées »… Ni la moindre empathie ni adhésion au Rassemblement National ex Front National ex Ordre Nouveau…

    Je m’interroge néanmoins sur la « politique » de ce « journal » Médiapart, dont la « ligne éditoriale » - si l’on peut appeler ça comme ça – consiste pour l’essentiel à rechercher « dans un passé lointain » (récent aussi parfois) de « grosses fautes et erreurs de jeunesse faisant tache sur un personnage controversé ( d’un côté « adulé » et d’un autre côté « honni »)…

     

    Nous avons tous, presque tous, dans notre adolescence, commis « quelques excès » de langage, de propos désolants ; eu des comportements inacceptables ; commis « quelques bourdes »… Et, « à ce titre » il faudrait quasiment tous « nous passer sous les fourches caudines » et dire de chacun de nous qui ont « cent ou mille amis sur Instagram ou sur Facebook », que nous ne sommes pas crédibles dans ce que l’on raconte – de nos vies, du monde qu’on voit autour de soi… Et que nous sommes des personnages peu fiables, ne méritant pas d’avoir le moindre rayonnement… Du moins pas le rayonnement dont on bénéficie…

     

    Est-ce que François Mitterrand aurait « mérité » d’être 2 fois durant sept ans, de 1981 à 1995, Président de la République Française ; sachant qu’il fut un collaborationiste dans le début de sa « carrière politique » ?

     

    Et en ce qui « me concerne personnellement en tant qu’ homme d’écriture sur la Toile », si « l’on fait les poubelles » on va trouver en date de début juillet 2021 ce propos de moi, lorsqu’il était question de vaccination pour le covid : « les non vaccinés pour les reconnaître il faudrait les obliger à porter une étoile verte » ! … « Rien que pour ça » en sortant ça de la poubelle, plus personne ne devrait lire ce que je poste presque chaque jour !

     

    En revanche – et « ça c’est patent » - ce qui, de chacun de nous à nul autre pareil d’heureux, d’utile, tout en faisant partie de nous-même se retrouve en beaucoup d’entre nous… Ça, c’est presque jamais retenu…

     

     

  • Et si l'IA avait eu cent ans d'avance ?

    … Lorsqu’apparurent la vidéo, les cassettes VHS puis les DVD, ce ne fut point la fin du film de cinéma en salle…

    Lorsque les plats cuidinés tout-prêts en barquettes, ou surgelés, sont apparus dans les grandes surfaces alimentaires, ce ne fut point la fin de la cuisine traditionnelle…

     

    L’apparition de livres écrits avec l’Intelligence Artificielle – ce qui est déjà une réalité depuis plusieurs années conjointement avec l’écriture de livres par des « nègres littéraires » ; ne sonne point le glas du livre papier ou du livre numérique humainement imaginé et rédigé…

     

    Sauf que pour …

     

    « À la recherche du temps perdu » de Marcel Proust ; « Mort à Crédit » de Louis Ferdinand Céline…

    En postulant que ces deux ouvrages auraient été contemporains d’une « IA 1922 de cent ans en avance »…

    Il eût fallu assurément que cette « IA 1922 » ait été capable de « faire du Proust ou du Céline »…

     

    Et pour « C’est ça ou mourir » de Théysson Orélien ; avec l’« IA 2026 » ; il eût fallu que Théysson Orélien ait été capable de « faire un enfant dans le dos à l’IA 2026 »…

    D’où cette question qui me vient à l’esprit :

     

    Qu’est ce qui est le plus important, qui a le plus d’impact, si l’IA peut faire à la fois : de la langue de Voltaire ET de la langue d’un écrivain atypique à nulle autre pareille :

     

    L’auteur de l’ouvrage, sa personnalité, son rayonnement, qu’il soit encensé sur les réseaux sociaux, suivi sur Youtube, présent dans les grands salons du Livre… ?

     

    Ou …

     

    Le contenu même du livre, avec ce qu’il veut dire, le message qu’il porte ; et qui, tout en étant « de cet auteur là » écrit comme l’auteur l’a écrit avec l’aide oui ou non de l’IA, n’est pas pour autant « propriétaire » de ce qui le dépasse, de ce qui le transcende – mais est « du patrimoine de l’humanité toute entière » ?

     

    Je « penche » pour :

     

    « Faire un enfant dans le dos à l’IA avec une œuvre qui entre dans le patrimoine d’une humanité-propriétaire » … Laquelle humanité-propriétaire est faite d’auteurs qui font un enfant dans le dos à l’IA, mais aussi d’auteurs qui sont des gens du commun faisant quelque chose dans leur vie d’utile et si possible d’heureux pour les autres…

     

     

     

  • Ce nounours dopé à l'IA

    Nounours robot.png

    Des mini robots « animal de compagnie » tels ce « nounours », cette montre connectée « pour enfants de 10 ans ! » ; des systèmes et applications d’IA d’un impact accru sur la manière dont les jeunes générations de parents éduquent leurs enfants, et organisent les activités ludiques de leurs enfants…

    Dopé à l’IA, ce « putain d’nounours » - 600 euros tout de même !- intégrant sur son « corps » des zones tactiles et doté en son museau d’une caméra, comprend la parole humaine, réagit par des sons, des mouvements de pattes, et même des yeux expressifs !…

     

    Le 18 août 2026, Open AI annonçait une pause de 2 semaines afin de repenser l’entraînement des futurs modèles d’IA ; alors même que des chercheurs tels qu’ Alexander Meinke responsable de recherche chez Apollo Research, et Sandra Peter professeur à l’université de Sydney ; s’interrogent sur le développement des IA…

     

    Ces « machines » et leurs systèmes, deviennent « probabilistes » et peuvent donc acquérir la possibilité d’aller dans des directions que nous n’avons pas prévues, que nous n’attendons pas, générant ainsi des incidents majeurs dans nos vies au quotidien…

    L’on imagine ce qu’il pourrait en être, de ces incidents majeurs, de ces « échappées » imprévisibles de « toutous et de nounours dopés à l’IA » sur le comportement des enfants des années 2040-2050, qui seront alors âgés de 3 à 8 ans…

     

    L’on imagine que le « nounours de la photo », à 600 euros, ne figurera point sur les étals de GIFI ou de ACTION…