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Paroles et Visages

  • Dans la relation "dominant/dominé" il faut bien préciser les choses :

    Prenons par exemple un colon…

     

    Un colon, qu’il soit de n’importe quelle nationalité ou pays ou état, quelle que soit sa religion, quelle que soit son histoire personnelle…

    C’est une personne qui, vivant en un endroit donné où que ce soit, décide de quitter cet endroit afin de se rendre dans un autre endroit plus ou moins éloigné de l’endroit où il vivait, dans le but d’avoir une vie meilleure avec davantage d’aisance et de possessions matérielles (maison, terrain, argent), que là où il vivait auparavant et où sa vie était plus difficile…

    Le colon, donc, quitte un endroit et s’installe dans un autre endroit.

    Dans cet autre endroit vivent des gens avec lesquels le colon doit forcément pour son projet, établir une relation, mais faut-il préciser, une relation qui soit « à son avantage »…

    En contre partie de l’avantage ou du « plus » qu’ acquiert le colon sur l’occupant de l’endroit qui est « l’autochtone » , le colon assure la protection et la subsistante de l’autochtone mais en veillant que cette protection et que cette subsistance offertes, n’ait aucune incidence, ne diminue en rien le profit qu’il compte retirer pour lui… Et en conséquence le colon assurera juste le minimum nécessaire à la protection et à la subsistance de l’autochtone.

     

    Dans un premier temps plus ou moins long dans la durée, l’autochtone se satisfait de cette situation de relation entre lui et le colon, se fondant ainsi sur l’idée que « c’est dans l’ordre des choses »… « Après tout » se dit l’autochtone « le colon est arrivé avec ses outils, ses machines, son savoir-faire, et nous, nous n’avions rien ou peu »… Et c’est la raison pour laquelle l’autochtone accepte que le colon soit « plus riche » et que ce soit lui, le colon, qui commande…

     

    Mais peu à peu dans un second temps, s’établit une relation conflictuelle entre le colon et l’autochtone, se dernier manifestant de la résistance, de la désobéïssance, de l’agressivité et à reventiquer des droits dont il est privé ; ce qui incite alors le colon à se défendre, à s’armer, à utiliser des moyens de coercition afin de « mater » l’autochtone…

     

    Deux « points de vue » ou « visions » s’affrontent et deviennent inconciliables : celle du colon qui pense que l’autochtone est paresseux, fourbe, n’a pas la volonté de « mettre en valeur » par lui-même le bout de terrain qu’il occupe depuis bien avant l’arrivée du colon… Et celle de l’autochtone qui pense que le colon « ne voit que pour son avantage, que pour son profit et qu’à ce titre il va tout faire pour que jamais la situation de l’autochtone ne s’améliore et ne porte ainsi préjudice à son projet de s’enrichir et de posséder toujours plus…

    Tel est le « shéma » ou le « principe » dominant et d’une intemporalité (donc de tous les temps de l’Histoire) en vigueur et en constante réalité, depuis les sociétés humaines du Paléolithique Supérieur jusqu’aux sociétés du 21 ème siècle… Vingt-cinq mille ans…

     

    Encore que… Faut-il différencier cependant, dans les sociétés du Paléolithique Supérieur et d’une partie du Néolithique, les « chasseurs cueilleurs » ou « nomades » d’une part ; et les « semi sédentaires » ou « sédentaires agriculteurs éleveurs artisans ou ayant une activité locale » d’autre part… Soient deux modes de vie totalement différents ne pouvant que difficilement s’accorder et coopérer ensemble, et générant forcément des relations conflictuelles…

     

    Et au 21ème siècle c’est le même problème – de relation conflictuelle- entre les « natifs » ou les « implantés en un endroit, en un pays… Et les « migrants » ou les « venus d’ailleurs »…

    Pourra-t-on un jour « sortir de ce shéma, de ce principe » ? De ce rapport entre dominants et dominés, entre colons et autochtones, entre migrants et natifs ?

     

    Est-ce que l’idée de « progrès dans l’évolution sociale », prônée par des intellectuels, par des humanistes, par des penseurs, (et, il faut le dire, par des rêveurs) peut oui ou non et si oui dans quelle mesure, contribuer au changement du « shéma » ou du « principe » dominant ?

     

     

  • Témoin de son temps

    Lorsque, de toute sa vie durant, et atteignant bientôt 80 ans, l’on ne s’est pas une seule fois rendu à l’un ou l’autre de ces grands festivals – ces « grands festivaux » - que sont : les Eurockéennes de Belfort, les Francofolies de La Rochelle, le Festival d’Avignon, le Festival de Cannes et le Festival de la Bande Dessinée d’Angoulême… Est-ce que se définir comme « témoin de son temps » est « pertinent » ?

    D’autant plus que, outre sa non fréquentation en son pays ou en Union Européenne ou ailleurs dans le monde, de l’une ou l’autre de ces grandes manifestations – culturelles, sportives, salons du livre, expositions etc. … Qui rassemblent jusqu’à des millions de personnes…

    Et que, de par la dimension très modeste du personnage que l’on est, d’une vie somme toute, tout ce qu’il y a de plus ordinaire et donc à « mille lieues » de ce que peuvent être par exemple un Bernard Henry Levy, un Alain Duhamel et bien d’autres « arpenteurs du monde  au plus près du feu de l’actualité brûlante là où se fait l’Histoire et où se réalisent les événements les plus marquants»… Se définir « témoin de son temps » n’est-ce point présomptueux, est-ce sérieux ?

     

     

     

     

    Est-ce que « dans sa vie, en avoir écrit de ceci ou de cela, plus que n’en peuvent contenir 5 volumes de onze cent pages chacun de la collection La Pléiade » ça justifie que l’on se définisse comme un « témoin de son temps » ?

     

    N’ayant jamais été de sa vie aux États Unis d’Amérique, ni à Shangaï ni à Sidney ni en Terre de Feu…

    « Négociant » en général assez mal un rond point « stratégique » en milieu péri urbain de grande métrople régionale comportant 5 sorties…

    Ne maîtrisant trop guère le « QR code » et la « recherche à l’arrache d’un billet de train ou d’avion au meilleur prix »…

    Le « témoin de son temps il est un peu pâlot » !

     

    Et la « Romane Pat » qui l’a pied-au-culté et viré de son forum « Liens Utiles » le 13 mai 2020, le « témoin de son temps » auquel elle reprochait ses « Je » dont il n’a en fait jamais été coutumier, le « témoin de son temps »… Elle avait peut-être raison, la Romane ! … La Romane et bien d’autres faut dire, évacueurs à leur manière, doigt-d’honneurisés pamphlétisés mais c’est eux qu’ont les « likes » et qu’on suit… Sans pour autant être davantage des « témoins de leur temps » …

     

  • L'éternité est provisoire

    Rien n’est éternel : ni les supports informatiques ou numériques tels que les CD, les clés USB, les disques durs externes, les espaces de stockage sur internet, ni d’ailleurs internet… Ni Microsoft dont on peut imaginer Microsoft mettre un jour ou l’autre la clef sous la porte, ce qui entraînerait l’inaccessiblité aux contenus de ces supports devenus d’indéchiffrables fossiles…

    Ce qu’il y a de moins provisoire, c’est la pierre – les œuvres de pierre avec les inscriptions, les traces, les gravures, les sculptures faites sur la pierre…

     

    Toute massive, universelle, réputée d’actualité permanente et indestructible qu’elle soit, Microsoft n’est donc pas une entreprise destinée à durer « éternellement » car rien n’interdit de penser que Microsoft mette un jour la clef sous la porte…

    D’ailleurs le passé montre que IBM qui dominait le monde informatique dans les années 1960/1970, est devenu aujourd’hui marginal pour le grand public ; que NOKIA - « indétrônable » est effondré ; que My Space le « futur du web » est de nos jours oublié…

    Dans un avenir « pas si éloigné dans le temps que ça » - peut-être 20 ou 30 ans ; Word, Open Office, Libre Office, PDF, HTML… Seront devenus obsolètes…

     

    Ce qui peut traverser les siècles voire les millénaires, ce sont :

    Les idées, les textes, les symboles, les histoires, les œuvres… MAIS tout cela sous la condition aussi nécessaire qu’essentielle de la possiblité et de la réalisation de la copie, de la transmission… Et surtout, surtout, en ce qui concerne les œuvres numériques – en Libre Office, Word, PDF, HTML… Qu’elles puissent être migrées vers d’autres supports succédant aux anciens supports (ce qui dépend de l’évolution de la technologie)…

     

    Et… Quels pourront bien être ces supports, autres que des clés USB, des disques durs externes, des cartes SD, des espaces de stockages sur internet (ces derniers rappelons le, au-delà d’une limite de 2, 5,15 Go de contenu, étant soumis à abonnement payant annuel) ; et quels pourraient bien être – pour ce qui succèderait à Microsoft – les nouveaux logiciels de traitement de texte et d’images qui remplaceraient Word, Libre Office, PDF et HTML ? (l’on imagine alors tous ces textes et images et productions des uns et des autres, sous les formats qui sont ceux d’aujourd’hui, perdus parce que non migrés sur les nouveaux supports et par les nouveaux logiciels de traitement)…

     

    Sans compter tout ce que l’on poste sur des blogs, des sites, des forums, des réseaux sociaux Facebook Instagram Youtube qui tous, dans les espaces de rédaction de texte, question langage écriture, sont de format Texte, HTML selon les protocole actuels : est-ce que les plateformes d’hébergement, est-ce que Facebook, Instagram et Youtube, conserveraient lisible, intelligible, tout ce qui a été produit avant la migration sous de nouveaux protocoles ? – si la migration a lieu, ce qui reste à voir… (L’on imagine aussi un futur vidé de toutes ces technologies d’aujourd’hui fondées sur l’électricité, le numérique, l’informatique)…

     

    Avant, jusqu’au début du 21 ème siècle, il y eut au Moyen Age, les moines copistes, les « enluminures » (documents de texte et image rédigés à la main), puis l’imprimerie, l’impression sur papier – ce qui a permis la diffusion à grande échelle des écrits et des images- (et l’on pense à l’évolution dans la texture et dans la fabrication du papier : de nos jours le papier utilisé – même de bonne qualité- commence à se déliter au bout de 30 ans, de telle sorte qu’un texte imprimé, à partir de 30 ans d’ancienneté, devient peu à peu illisible).

     

    La pérennité est un mouvement, pas un état ; ce que dans le langage humain l’on appelle l’éternité est en réalité une « pure projection humaine »… Et ne peut signifier que « très longtemps ou au-delà de sa propre vie »…

     

    Tout ce qui existe – sur la Terre ou ailleurs dans le cosmos – est « d’éternité provisoire »…

     

     

     

  • Peut-être que ...

    L’un de mes plus grands regrets – et qui est aussi un manque – sur cette Terre où je vis, c’est celui de ne pas avoir vu vivants ma mère et mon père, tous les deux morts en 1984 quand j’avais 36 ans, et qui donc, auraient pu lire tout ce que j’ai écrit depuis cette année 1984 jusqu’à aujourd’hui où ils auraient, ma mère 102 ans, et mon père 101 ans…

    Cependant, s’ils étaient morts vers 90 ou 95 ans, ils n’auraient pas connu, lu, mes derniers écrits datant d’entre 2014 et aujourd’hui…

     

    L’être dont ils sont les auteurs – les concepteurs- né le vendredi 9 janvier 1948 à Linxe dans le département des Landes, à dix kilomètres de l’Océan Atlantique, vu les personnes qu’elles étaient ma mère et mon père… Ne pouvait être cet être là, que le fils de sa mère, que le fils de son père… Et ils auraient été assurément l’un et l’autre après 1984 s’ils avaient vécu, mes lecteurs et mes interlocuteurs privilégiés…

     

    En 1984 l’année de leur mort – le 3 janvier pour mon père et le 26 août pour ma mère- j’en étais, dans le 2ème carnet de 192 pages à petits carreaux dans lequel je notais mes « pensées », à « 146 »… Le premier carnet ayant été commencé le 30 mai 1983… Depuis 1967 c’étaient des cahiers ou des feuilles volantes, et « ça » ils ont connu, mes parents…

     

    Et depuis ce dimanche 26 août 1984 à 8h 13 le matin où ma mère s’est éteinte, à peine 2 semaines après avoir passé son 60 ème anniversaire – elle était née le 10 août 1924 – jusqu’au jour d’aujourd’hui, l’écriture du fils de sa mère et de son père emplirait plusieurs volumes de plus de mille pages de la collection La Pléiade…

    C’est « tout ça » que ma mère et que mon père n’ont pas eu sous leurs yeux…

    Durant toutes ces années qui ont passé depuis 1984 je n’ai cessé de penser à l’absence de ces deux lecteurs et interlocuteurs privilégiés…

     

    Un croyant me dirait « ils te voient et te lisent de là haut »…

    Je ne suis pas croyant…

    Pas croyant comme un catholique,ni comme un musulman…

    Pas croyant dans une religion…

    Le fait est là : ils – ma mère et mon père- depuis 1984, depuis le fond de sa tombe pour ma mère, depuis les cendres dans son urne pour mon père… « Ne se réexistent pas pour me lire »…

    Je partirais à mon tour et ils n’auront pas su…

    Les croyants, ils peuvent dire ce à quoi ils croient, ça n’y change rien… Ou alors… « il faut croire l’histoire de Lazare »…

     

    Mais bon… Avec la Science, avec tout ce qui reste à découvrir ; avec ce qui est étranger à l’entendement humain au stade d’évolution actuel de Sapiens ( et que les religions « pour faire simple » et pour faire modèle prêt-à-croire comme prêt-à-porter, ont shématisé imagé arrangé) …

    Peut-être que…

     

     

  • Hollywood...

    Minou ?

    « Hollywood minou » ?

    Non, non, non…

    Ça s’rait plutôt

    Hollywood Loup garou !

    Jennifer, du lotissement Les Alouettes à Sainte-Radegonde-les-Mésanges, rêve de devenir actrice à Hollywood…

    Elle veut faire des études de cinéma, de s’installer aux États Unis d’Amérique, et de commencer une carrière de comédienne à Hollywood…

    Mais le Hollywood des années vingt du 21 ème siècle n’a plus rien à voir avec ce qu’il était dans les années 1950 ou 1970 : fini, exit les grandes figures emblématiques et légendaires de la seconde moitié du 20 ème siècle, qui, quasiment toutes aujourd’hui « mangent les pissenlits par la racine » ou pour les rares survivantes sont de « vieilles, très vieilles peaux » dont les Télés à l’intention de « nostalgiques téléspectateurs de la génération senior », exhument de temps à autre les films à grand succès qui ont fait sortir les mouchoirs dans les salles de ces époques là, 1950, 1970…

    Exit le cinéma Hollywwoodien des années 1950, 1970…

    Auquel succède un cinéma d’effets spéciaux technologiques dopé à l’Intelligence Artificielle, de production loisiresque de masse, de comédiens et d’acteurs sortis d’on ne sait où et dont la « légende » s’apparente à une bougie-fusée-festive pour goulot de bouteille de champagne !

    Et c’est « Ça » qu’elle veut rejoindre, c’est « ce monde là » de productions à effets technologiques dopé à l’IA, dans lequel elle envisage d’entrer et d’y « tracer sa route », Jennifer, du lotissement Les Allouettes à Sainte-Radegonde-les-Mésanges…

    Sans compter de surcroît la « difficulté de taille » qui est celle d’aujourd’hui, d’entrer et de résider en tant qu’étranger aux États Unis d’Amérique – car « ne nous y trompons pas », même avec Donald Trump balayé et non remplacé par DJ Vance, les mesures en vigueur d’entrée et de séjour aux USA, les contrôles, les contraintes, les formulaires à remplir, les commissions d’examen ( tout ce qu’il y a de plus « kafkaien » en matière d’accueil des étrangers) tout ça ne sera pas balayé comme on aura balayé Trump !

    Hollywood ça n’a jamais été, d’autre part, même dans les années 1950 et 1970 « Hollywood Minou »…

    Hollywood c’est « Hoolywood Loup-Garou » …

    Sauf que le Loup-Garou, en 2025, 2026 et 2030, ses canines elles sont devenues plus longues, plus pointues et plus déchiqueteuses…

    Autant dire, Hollywood, un univers de dureté, d’hypocrisie, de jalousies, de luttes féroces, de compétitions acharnées, où un jeune acteur « propre sur lui », n’a quasiment aucune chance de devenir « une figure emblématique et légendaire » …