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Paroles et Visages

  • La réflexion du jour

    La vraie bonté c’est celle qui procède d’une âme forte.

    Mais bon nombre d’âmes fortes en ce monde ne sont point emplies de bonté ; et, si elles ne sont pas toutes forcément orgueilleuses ces âmes fortes dépourvues de bonté, elles ne sont jamais humbles…

     

  • Adieu Victor Orban !

    La défaite de Victor Orban en Hongrie au soir du dimanche 12 avril 2026 - « écrasante » peut-on dire, cette défaite, puisque Péter Magyar et son parti obtiennent 53,06 % des voix et 138 sièges contre 55 au parti de Victor Orban…

    Est assurément une « bonne nouvelle » pour la démocratie – en Hongrie, en Europe et dans le monde- et, une « moins bonne nouvelle » pour les partis d’extrême droite qui depuis plus de dix ans s’implantent et progressent en Europe et dans le monde…

    En effet, les « hautes technologies de communication, d’infiltration, d’ingérence, d’influence, de manipulation par l’image et par la propagande – en l’occurrence de la Russie de Poutine en Hongrie mais aussi des partis d’extrême droite européens, du président américain Donald Trump, de DJ Vance et d’Elon Musk… Et, ajouté à ces « hautes technologies de manipulation », le « découpage par circonscription très largement étudié organisé par Orban et son gouvernement depuis 16 ans (depuis 2010), un « découpage » qui favorise nettement le parti d’Orban…

    Ont été, se sont révélées impuissantes en face de la force de la démocratie en Hongrie…

    Et, ce qui s’est révélé et s’est affirmé – en matière de démocratie- en Hongrie le 12 avril 2026… Pourrait bien aussi se réveler, s’affirmer, dans les années qui viennent, en France, en Europe, aux USA, et dans le monde…

    Voilà pourquoi la défaite de Victor Orban est une « bonne nouvelle » … Quoique l’on puisse dire de la politique qui sera celle, selon ce que l’on en dit « à juste titre », de Péter Magyar et de son parti (politique de droite conservatrice)…

    C’est que le peuple Hongrois « il a de l’Histoire » ! ( Les Habsbourg de l’empire austro-hongrois d’avant 1919, puis les Soviets de l’URSS de 1917 à 1991, « ils en savent quelque chose » de la résistance hongroise !

     

     

  • La noce d'or de Cunégond et de Trésibonde

    Visages de vieux moches.png

    Le menu :

    Crudités et charcuterie (tout ce qu’il y a de plus ordinaire : carottes rapées, tomates, betteraves coupées en petits dés ; salami, pâté de foie, saucisson cochonou)…

    Choucroute

    Fromages

    Salade

    Brioche

    Vin rouge du « père Anselme » le plus gros marchand de boissons du coin, en bouteilles à étoiles 1 litre à 10 degrés ( 10 bouteilles pour 24 personnes )…

    Mousseux « prestige » pour accompagner la brioche

    Café

    Une bouteille d’un litre d’eau de vie de mirabelle (offerte par un ami de Cunégond et de Trésibonde)

     

    Les « festivités » se déroulent au Foyer Rural du village , un « orchestre » de trois musiciens a été sollicité pour une animation, de l’apéritif jusqu’après le dessert, à partir de 11h fin prévue vers 16h…

     

    Trois jours auparavant, Cunégond et Trésibonde se sont fait accompagner à l’hypermarché de la ville proche, par leur voisin et ami qui lui, a une voiture avec un grand coffre…

    Bien en évidence dans l’entrée de l’hypermarché, en « offre du moment » une pyramide sur palette d’une trentaine de bouteilles de vin mousseux « Prestige » à 5 euro la bouteille de 75 centilitres…

    Cunégond : « à ce prix là, on prend tout » !

    Dans l’hypermarché au rayon pâtisseries viennoiseries, en « offre promo » de longues brioches (d’un mètre)… Soit dit en passant, descriptif du produit en très petits caractères, lu par le voisin et ami accompagnant : « poudres d’œufs et de lait, additifs, conservateurs, colorants... » 5,99 euro la brioche…

    Trésibonde : « on en prend 4 » !

    L’on charge les quelque trente bouteilles de « Prestige » dans le coffre de la voiture du voisin ami, avec les 4 brioches d’un mètre de long, plus d’autres denrées – entre autres un bocal d’un litre de moutarde, des paquets de biscuits d’apéritif « en promo », trois bouteilles de Ricard, trois autres bouteilles de Rivesaltes, trois de Martini…

     

    Les invités :

    Les deux fils de Cunégond et Trésibonde, Hubert 45 ans marié à Joséphine 39 ans (femme « accorte » et « plantureuse », venus de Moulins ; et François, 40 ans, célibataire, employé à l’usine du coin, demeurant dans une vieille caravane achetée d’occasion et située juste à côté de la maison de Cunégond et de Trésibonde.

    Le François, question pinard et apéro, « il y va fort »… D’ailleurs le papa Cunégond garde en permanence nuit et jour attachée à une ficelle autour du cou, la clef de la cave où sont entreposées les bouteilles de pinard…

    Outre le pinard et l’apéro, le François en tient aussi pour des revues porno qu’il se procure au bistrot bazar du village d’à côté …

    Les autres invités :

    Les voisins de Cunégond et de Trésibonde, quelques personnes du village…

     

    De l’apéro jusqu’à la « goutte » - la mirabelle… « Tout va bien »… Plaisanteries « salées » de Trésibonde, que des personnes du village surnomment « la mère Tampone » (parce qu’une fois lors d’une réunion familiale festive et animée elle avait attrapé l’un de ses chats, un plantureux matou, brandi le matou au bout de son bras levé, et lui avait « tamponé les roustons » devant l’assemblée en s’écriant «voyez-moi celui-là les belles qu’il se coltine ! ») … Et de l’épouse « accorte » d’Hubert – soupçonnée de relations extra -conjugales, toute aussi encline que Trésibonde, à des plaisanteries grivoises…

     

    Les musiciens de l’orchestre avec leur répertoire de chansons de Michel Sardou et de Mireille Mathieu, et, « pour mettre de l’ambiance » quelques airs d’accordéon incitant deux ou trois papys et mamys à de « tortiller le derrière », et le « clou » de la fête : tout le monde la danse des canards avant que ne soit servi le café…

     

    Le « problème dans cette affaire là » c’est que, depuis l’apéro, contrairement à ce que tout le monde aurait pu penser, ce n’est point le François « si porté sur la bouteille » le plus « paf » au moment de la mirabelle… Mais bel et bien le Cunégond qui lui, « en tenait une sacrée » ! Au point qu’il en devenait « un peu méchant », notamment lorsque son fils aîné l’Hubert, essaya de le « raisonner »…

    Cunégond alors dans une « colère noire » s’en prenant à son fils : « toi espèce de cocu ferme ta grande gueule » !

    S’ensuivit une bagarre entre le père et le fils, dans laquelle intervinrent plusieurs invités, trois tables furent renversées, des bouteilles volèrent jusque devant l’estrade où se tenaient les musiciens…

    L’un des musiciens : « ça suffit on remballe, parce que, messieurs dames, vous voyez : du matos qui nous a coûté au bas mot dans les cinq mille euros avec la sono et tout, s’il y a du dommage on préfère éviter, on s’en va » !

    Du coup, en « moins de deux » la fête est finie, tout le monde se barre…

     

     

     

  • Adieu monsieur Hauffmann

    Hauffmann.jpg

    Adieu monsieur Hauffmann, film de Fred Cavayé, sorti en salles en 2021… présenté sur France 2 à 21h 10 le dimanche 12 avril 2026…

    Adapté d’une pièce de théâtre du même nom, écrite et mise en scène par Philippe Daguerre ( et de son livre publié en 2017)…

    Avec Daniel Auteuil dans le rôle de Monsieur Hauffmann un joaillier juif caché durant trois ans dans la cave en dessous du magasin et de l’appartement de la famille Hauffmann ; Gilles Lellouche dans le rôle de l’employé (François Mercier) de monsieur Hauffmann auquel ce dernier « vend » à son employé son commerce selon un accord conclu, et Sara Giraudeau dans le rôle de la femme de François Mercier…

    Une intensité dramatique particulièrement bien rendue par le réalisateur Fred Cavayé, un film « difficile » et « dérangeant dans la mesure où se trouve cassés les codes de la vie en couple – surtout dans la société française qui est celle des années 1930-1940- et qui met en évidence tout ce qu’il y a de complexe, d’ambigu, et d’intemporel en matière de relation humaine ; en l’occurrence bien sûr, de l’occupation allemande en France entre 1940 et 1944… Mais aussi dans toutes les situations difficiles et dramatiques, guerres, de l’Histoire…

    Au départ, ce François Mercier est un homme ordinaire, apparemment honnête, mais se laisse peu à peu séduire du fait de ce qu’il peut gagner en vendant des bijoux travaillés à des allemands… Lesquels bijoux proviennent de juifs arrêtés, délogés, spoliés et déportés… Et qui sont en fait travaillés par Joseph Hauffmann dans la cave… Jusqu’au jour où Joseph Hauffmann découvre l’origine des bijoux…

    Le réalisateur Fred Cavayé dans son film « Adieu monsieur Hauffmann » fait ressortir qu’un personnage ordinaire (tout un chacun en somme) est un personnage complexe « ni héros ni franche ordure » dans la réalité de son quotidien de vie, de ses rêves, de ses frustrations… Et c’est bien cela qui nous « dérange », qui nous « interroge », tous, chacun de nous, en général forts de nos croyances, de nos convictions, de notre perception du bien et du mal et qui nous fait dire «  moi je ne serais jamais comme cela »…

     

     

  • Diplomatie, négociation

    Entre deux ou plusieurs parties adversaires, chacune ayant ses exigences et résolues fermement à se combattre…

     

    Il est toujours certain qu’aucune de ces deux ou plusieurs parties adverses n’accepte de céder quoi que ce soit, en ce qui concerne les exigences.

    Les exigences sont entières, totales, ne peuvent être modérées, et en ce sens il n’y a pas d’accord possible, ce n’est donc pas sur les exigences des uns et des autres, que peut s’établir un dialogue par la diplomatie ou par la négociation… Mais uniquement et seulement sur ce que chacune des deux ou plusieurs parties ont à perdre dans le conflit…

    L’art de ou des intervenants – médiateur(s), ambassadeur(s), diplomate(s) ; consiste à démontrer aux uns et aux autres en situation de conflit, ce qu’ils ont à perdre…

     

    C’est la conscience prise, de l’étendue, de l’importance de ce qu’il y a à perdre, qui peut, seule, faire céder l’un ou l’autre sur ses exigences… Une conscience qui ne vient pas, du fait de la conviction qu’ont chacune des parties adverses de leur potentiel, de leur force et qui, en quelque sorte élimine de leur vue ce qu’il y a à perdre…

     

    C’est donc cette conviction qui est celle de chaque partie adverse, de son potentiel, de sa force, que le médiateur doit parvenir à réduire, afin que se lève le doute, l’interrogation… Et par le doute, par l’interrogation, la perspective de l’étendue, de l’importance, de la conséquence de la perte…

    De la perte, de chaque côté, il y en a toujours, quelle que soit la différence dans le rapport de force entre l’un et l’autre…

     

    Dans un monde « globalisé » - économie, politique- mais où les intérêts de chaque pays ou groupes de pays sont multiples et divers… Et, au niveau atteint, actuel, de la technologie dans l’armement…

    Le « Grand Oublié » c’est « ce qu’il y a à perdre pour l’ensemble du monde – notamment pour les populations du monde… Lorsque le conflit entre deux ou plusieurs pays se développe, s’étend, tel le foyer d’un incendie dans une forêt…