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Paroles et Visages

  • Lapérouse, par Anne Pons, Gallimard, septembre 2010

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    Au « Siècle des Lumières » que fut le XVIII ème en France sous les règnes de Louis XV et de Louis XVI et pour finir de 1789 à 1799 avec les années de la Révolution, siècle de l’avancée des Sciences dans tous les domaines, de la philosophie et de la découverte de toute notre planète, de terres, de mers, de peuples, de régions encore inconnues jusqu’alors… De nouveaux instruments de mesure, notamment le sextant, rendaient plus sûrs les voyages au long cours…

     

    L’expédition de Jean-François de Galaup comte de Lapérouse, composée de 220 hommes à bord de deux navires La Boussole et l’Astrolabe, de caractère purement scientifique et de découverte, quitte le port de Brest le 1er août 1785 pour un voyage d’exploration de l’Océan Pacifique qui devait durer quatre ans et a parcouru depuis Brest jusqu’en 1788, quelque 150 000 kilomètres…

     

    L’objectif de cette expédition était de suivre les traces de James Cook le navigateur anglais, de poursuivre au-delà de ce qu’avait découvert James Cook ; avec participant à l’expédition de nombreux scientifiques dont un astronome, trois naturalistes, un mathématicien, trois dessinateurs, des physiciens, un météorologue… Tout cela dans des objectifs géographiques, économiques, ethnologiques, scientifiques…

     

    Tout au long du voyage, les résultats de l’expédition sont envoyés par courriers lors d’escales, transmis grâce à des liaisons maritimes avec les pays européens.

     

    En janvier 1788 l’expédition parvenue à Botany Bay (aujourd’hui Sydney) en Australie, après un séjour d’environ 1 mois et demi autour de Botany Bay, est repartie vers le nord en direction des îles de la Polynésie et s’est trouvée au large des côtes ouest de Nouvelle Calédonie vers juin ou juillet 1788 avant d’échouer à Vanikoro sur un groupe d’îles situées au sud de l’archipel Santa Cruz, où les deux navires l’Astrolabe et la Boussole se sont brisés sur des récifs…

     

    L’expédition de Jean-François de Galaup comte de Lapérouse, de 1785 à 1788, s’inscrit dans notre patrimoine.

     

    De même que de nos jours, au 18ème siècle les philosophes et les intellectuels et humanistes, pensaient et enseignaient que les êtres humains où qu’ils soient présents sur Terre, étaient accessibles par le dialogue, par la considération, par l’écoute, par la bonté… Ce qui hélas s’est toujours dans l’Histoire, où que ce soit sur Terre, révélé  purement utopique et donc d’une dure réalité contrairement aux espérances et aux croyances d’une humanité qui se montrerait plus accueillante qu’inamicale…

     

    Ainsi le « mythe du bon sauvage » des philosophes du 18 ème siècle, était-il tout à fait semblable au mythe par exemple, aujourd’hui, de l’Intellectuel humaniste menacé par des gens vulgaires et agressifs, qui par sa culture et par sa bonté, s’imagine qu’il va pouvoir sensibiliser et humaniser ces gens violents et brutaux…

     

     

  • Ce p'tit Emile ...

    Médiatisé sur toutes les télés avec sa fleur jaune dans l’oreille…

     

    Dont des membres de sa famille ont été placés en garde à vue… (Il y a donc une raison à cela)…

    Elle « n’est pas claire » cette famille…

    Décrite comme vivant en autarcie, recluse… Dans l’apparence d’un catholiscisme « strict et pieux » (mais « peut-être masquant une mentalité obscurantiste, arriérée, avec des superstitions »)…

    Des enfants frères ou sœurs de ce petit Emile, qui ont été scolarisés « à la maison »…

    Un grand-père soupçonné de violences et d’agressions sexuelles du temps où il était chef scout dans le début des années 1990…

    Un sordide drame familial en perspective…

    Un recel de cadavre… (corps de l’enfant déplacé intentionnellement après une mort non naturelle)…

    Allez… C’est là où j’en viens…

    « Imaginons » - je dis bien « imaginons »…

    Que ce p’tit Emile…

    Il ait été bouffé !

    Ou pire… Nécrophagé !

    Bon c’est vrai : il n’est point fait mention de « traces de coups de dents » sur les ossements retrouvés, du p’tit Emile !

     

     

  • Deux visions

    Deux visions s’opposent en face de la menace que représente la Russie pour l’Europe – et pour la France…

    La vision Macronienne qui se fonde sur l’armement à renforcer et sur la défense à assurer, dans la possibilité d’une attaque de la Russie contre l’Europe…

    Et une vision qui est celle d’une contestation de l’édification d’une défense européenne en face d’une menace fantasmée de la Russie.

    Sept Français sur dix « rejoindraient la vision Macronienne » et trois sur dix, au contraire, ne partagent pas du tout la vision Macronienne.

    Selon les médias du groupe Bolloré d’une part, et sur les réseaux sociaux de la part des « anti Macron » d’autre part, Emmanuel Macron est accusé de « redorer son blason » et de « s’arroger les pleins pouvoirs afin de rester en poste en 2027 ».

     

    En ce qui concerne la vision Macronienne qui se fonde sur l’armement à renforcer et sur la défense à assurer contre la Russie « manifestement agressive », il est cependant une réalité non négligeable devant être prise en compte : en trois ans de guerre la Russie de Vladimir Poutine « armée comme elle l’est et avec son réservoir de combattants de plus d’un million d’hommes » n’est pas parvenue à vaincre la résistance ukrainienne, n’a réussi à occuper que moins de 20 % du territoire ukrainien et se trouve épuisée par ces années de guerre, et bien qu’étant en capacité de produire de l’armement en masse, sa situation économique est affaiblie durablement…

    L’assaut contre l’Europe est donc « sans doute possible » et en ce sens, Macron n’a pas tort ; mais il est surtout probable que cet assaut se fasse par d’autres moyens qu’une invasion de chars et troupes de soldats…

     

    En ce qui concerne la vision opposée à celle de Macron, il faut dire qu’elle est surtout le fait de gens plus agressifs en comportement et expression qu’en capacité de réflexion…

     

    Au siècle prochain, pour autant de ce qui demeurera de notre société actuelle, les livres d’Histoire témoigneront de ce qui se sera réellement passé…

     

    Reste une « incertitude de taille » : l’armement nucléaire… Cela fait 80 ans qu’on en parle et qu’on n’arrête pas de dire que c’est « dissuasif » (et que cela le restera)… Mais « va-t-en savoir »… à force de se pourvoir en puissance, et de menacer…

    L’Histoire montre -t-elle que « certaines armes » n’ont jamais servi ? Lors des batailles entre peuples et tribus amérindiens avant l’arrivée des européens en Amérique, batailles qui se faisaient avec des arcs et des flèches et au corps à corps… Aurait-on imaginé la boucherie épouvantable de la guerre de Sécession 1861-1865, plus d’un million de morts avec l’armement utilisé à l’époque ?

    Et Hiroshima, et Nagasaki en 1945 ? Et les armes chimiques en Syrie utilisées par l’armée de Bachar ? Et les camps de la mort et d’extermination en chambres à gaz en 1944/1945 ?

     

  • Une spécificité Française

    Il y a bien une « spécificité Française », de telle sorte que l’on ne peut en dire autant de bien des pays dans le monde…

     

    Cette « spécificité Française » c’est celle des aides sociales, des infrastuctures en matière de sports et de culture avec accès facile à bon nombre de services socio-culturels généralement implantées ces infrastructures, dans des zones urbaines mais aussi dans les régions françaises les mieux pourvues en centres culturels, sportifs, musées, médiathèques jusque dans des communes de l’ordre de trois à cinq mille habitants…

     

    C’est aussi une « couverture médicale » avec prise en charge à cent pour cent pour certaines maladies dont le cancer, qui en dépit des ses défauts et aussi malmenée qu’elle soit, n’a guère d’équivalent ailleurs dans le monde – sauf peut-être dans les pays de l’Union Européenne sans que ce soit tout à fait comme en France…

     

    C’est encore, il faut le dire aussi, en France, pour bien de jeunes enfants et adolescents en grande difficulté dans un environnement social et surtout familial défavorable, ou en situation de pauvreté et de précarité… Et plus généralement en fait pour tous les enfants, tous les adolescents de quelque milieu social et familial que ce soit, dans les villes, dans les campagnes… L’école gratuite et l’accès aux clubs sportifs, aux centres culturels, avec organisation, financement, encadrement par des professionnels, par des gens formés à exercer toutes sortes de disciplines…

     

    Il n’y a donc pas, en France, comme ailleurs dans le monde et particulièrement aux USA, en Russie, ainsi que dans les pays dits du « sud global »… D’extrême et très grande pauvreté au sens d’une misère véritable, de gens qui vivent avec 1 ou 2 euro par jour et dans une insécurité alimentaire et médicale, absolues et quotidiennes et affectant pour ainsi dire les trois quarts de la population de l’un de ces pays « très pauvres »… Sauf peut-être – en France et en Europe – parmi des clandestins ou des « sans papiers » et donc sans droits ni aides et en conséquence gens sans défense pouvant être « esclavagisés »…

    Ce que l’on appelle en France « grande pauvreté » c’est « vivre de revenus sociaux minimum calculés en fonction d’un profil de situation familiale, de telle sorte que dans certains cas cela peut aller jusqu’à 2000 euro ou plus…

     

    Il faut le dire : ailleurs qu’en France tout ce que j’ai indiqué ci dessus n’existe pas ! (Couverture médicale, prise en charge 100 % certaines maladies ; école gratuite, aides sociales, infrastructures sportives et culturelles accessibles à tous les citoyens, à tous les jeunes)…

    Particulièrement aux États Unis d’ Amérique…

     

    Comment se fait-il que dans ce pays qui est la France, avec sa « spécifité Française » que l’on ne retrouve nulle part ailleurs…

    Que dans ce pays où l’école est gratuite, où le cancer est pris en charge à 100 %, où il y a autant de centres culturels, sportifs, de bibliothèques, de médiathèques, où si l’on est dans la précarité, sans travail, on est aidé, assisté…

     

    Comment se fait-il que cette France puisse être une France de « tribus », de communautés aussi exacerbées que crispées, de violences, de coups de couteau, d’agressions, d’incivilités, de délitement, de déprédations, de saccages, d’incendies d’écoles et de bibliothèques, de gangs, de mafias, de six personnes sur dix consommant des drogues – cocaïne, canabis et autres…

     

    Comment se fait-il que dans un pays où l’école est gratuite et accessible à tous les enfants, à tous les adolescents, où l’on va en Fac ou dans des écoles supérieures, où l’accès à la culture, aux livres, à l’éducation, est totalement libre et s’adresse à autant de personnes tant jeunes qu’adultes… Qu’un ou deux ou trois Français sur dix n’utilise un vocabulaire de moins de 500 mots pour s’exprimer ?

     

    Il y a bien là un paradoxe aussi effrayant que déconcertant et sidérant…

     

     

  • Une poignée de salauds ...

    Une poignée de salopards dans ce pays, la France ; par les violences, par les agressions, par les incivilités, par les brutalités, par les actes et les comportements racistes, antisémites que tous ces salopards exercent en toute impunité – c’est bien là une réalité visible au quotidien- tiennent, occupent, violentent à eux seuls tout l’espace public, cet espace qui est celui de l’expression sur le Net, ces espaces aussi et surtout, qui sont ceux de la rue où défilent, se succèdent, les manifestations (les « manoufs » selon mon langage)…

    Et les médias, tous les médias de la presse et de l’audiovisuel, les télés, les débats, les polémiques, « grossissent », insistent, « passent en boucle » ces violences, ces incivilités, cette « chienlit »…

    Et le pire dans tout ça, c’est le « laisser être et faire » de millions de gens uniquement préoccupés de leurs « affaires personnelles », de consommation, de séries télé, de toutes sortes d’amuse-merdes, six sur dix shootés à la cocaïne !

    L’on encaisse et l’on zappe !

     

    Chaque jour qui passe devient un parcours du combattant de plus en plus difficile, omni présent et répétitif… Et l’on en sort écorché, ulcéré, démoralisé… Au point de cauchemarder la nuit, de ressentir une immense fatigue, d’être dans un état de colère perpétuelle… Tout en se sentant impuissant parmi tant d’autres personnes également impuissantes en face de tout ce qui se déverse de nocif dans l’espace public…

     

    Dans l’observation du dérèglement climatique et des conséquences de ce dérèglement sur la vie quotidienne des gens, sur leurs habitations, leurs bagnoles, leurs projets de vacances à la mer ou à la neige ou aux Bahamas ; je me dis que ce qui vient du ciel, d’en dessous de la terre, du vent, de la pluie, de la neige, de la grêle… Ne peut-être que l’expression d’une sorte d’hyper terrorisme contre tous les terrorismes – islamistes et autres – contre toutes les hypocrisies, contre toutes les lâchétés, contre tous les abandons et les indifférences, contre toutes les irresponsabilités des uns et des autres, contre toutes les zappes, contre tous les renoncements à mener quelque combat que ce soit, contre toutes les soumissions, contre tous les laisser être et faire, vautrés que nous sommes dans tout ce dont on profite, dans tout ce qui nous amuse, nous distrait, nous conditionne dans la consommation, et tout ça sur fond de shoote de masse, d’ «open space » et de « dancefloor », de barbecues festifs, de nounours, de gadgets, d’effets d’émotion likés relayés…

     

    Oui, la « Terreur Absolue » pouvant « balayer tout ce merdier », c’est bien celle qui vient du ciel et d’en dessous de la terre, celle qui brûle les paysages et les maisons, celle qui assèche, celle qui inonde des régions entières, qui dévaste des villes, qui charrie dans des flots et des torrents de boue des milliers de bagnoles – du SUV et du PICK UP à 45000 euro à la Fiat Panda - celle qui dévaste des centres commerciaux et qui, tout comme la Terreur de 1793/1794 en France de la Révolution et du gouvernement de la Convention, a, certes oui « coupé des têtes innocentes » mais aussi « raccourci un certain nombre de vrais salauds ! » …

    C’est pour ça, j’ose le dire, que la Terreur de 1793/1794, je la « déplore » mais ne la condamne pas ! »…