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Paroles et Visages

  • L'éternité est provisoire

    Rien n’est éternel : ni les supports informatiques ou numériques tels que les CD, les clés USB, les disques durs externes, les espaces de stockage sur internet, ni d’ailleurs internet… Ni Microsoft dont on peut imaginer Microsoft mettre un jour ou l’autre la clef sous la porte, ce qui entraînerait l’inaccessiblité aux contenus de ces supports devenus d’indéchiffrables fossiles…

    Ce qu’il y a de moins provisoire, c’est la pierre – les œuvres de pierre avec les inscriptions, les traces, les gravures, les sculptures faites sur la pierre…

     

    Toute massive, universelle, réputée d’actualité permanente et indestructible qu’elle soit, Microsoft n’est donc pas une entreprise destinée à durer « éternellement » car rien n’interdit de penser que Microsoft mette un jour la clef sous la porte…

    D’ailleurs le passé montre que IBM qui dominait le monde informatique dans les années 1960/1970, est devenu aujourd’hui marginal pour le grand public ; que NOKIA - « indétrônable » est effondré ; que My Space le « futur du web » est de nos jours oublié…

    Dans un avenir « pas si éloigné dans le temps que ça » - peut-être 20 ou 30 ans ; Word, Open Office, Libre Office, PDF, HTML… Seront devenus obsolètes…

     

    Ce qui peut traverser les siècles voire les millénaires, ce sont :

    Les idées, les textes, les symboles, les histoires, les œuvres… MAIS tout cela sous la condition aussi nécessaire qu’essentielle de la possiblité et de la réalisation de la copie, de la transmission… Et surtout, surtout, en ce qui concerne les œuvres numériques – en Libre Office, Word, PDF, HTML… Qu’elles puissent être migrées vers d’autres supports succédant aux anciens supports (ce qui dépend de l’évolution de la technologie)…

     

    Et… Quels pourront bien être ces supports, autres que des clés USB, des disques durs externes, des cartes SD, des espaces de stockages sur internet (ces derniers rappelons le, au-delà d’une limite de 2, 5,15 Go de contenu, étant soumis à abonnement payant annuel) ; et quels pourraient bien être – pour ce qui succèderait à Microsoft – les nouveaux logiciels de traitement de texte et d’images qui remplaceraient Word, Libre Office, PDF et HTML ? (l’on imagine alors tous ces textes et images et productions des uns et des autres, sous les formats qui sont ceux d’aujourd’hui, perdus parce que non migrés sur les nouveaux supports et par les nouveaux logiciels de traitement)…

     

    Sans compter tout ce que l’on poste sur des blogs, des sites, des forums, des réseaux sociaux Facebook Instagram Youtube qui tous, dans les espaces de rédaction de texte, question langage écriture, sont de format Texte, HTML selon les protocole actuels : est-ce que les plateformes d’hébergement, est-ce que Facebook, Instagram et Youtube, conserveraient lisible, intelligible, tout ce qui a été produit avant la migration sous de nouveaux protocoles ? – si la migration a lieu, ce qui reste à voir… (L’on imagine aussi un futur vidé de toutes ces technologies d’aujourd’hui fondées sur l’électricité, le numérique, l’informatique)…

     

    Avant, jusqu’au début du 21 ème siècle, il y eut au Moyen Age, les moines copistes, les « enluminures » (documents de texte et image rédigés à la main), puis l’imprimerie, l’impression sur papier – ce qui a permis la diffusion à grande échelle des écrits et des images- (et l’on pense à l’évolution dans la texture et dans la fabrication du papier : de nos jours le papier utilisé – même de bonne qualité- commence à se déliter au bout de 30 ans, de telle sorte qu’un texte imprimé, à partir de 30 ans d’ancienneté, devient peu à peu illisible).

     

    La pérennité est un mouvement, pas un état ; ce que dans le langage humain l’on appelle l’éternité est en réalité une « pure projection humaine »… Et ne peut signifier que « très longtemps ou au-delà de sa propre vie »…

     

    Tout ce qui existe – sur la Terre ou ailleurs dans le cosmos – est « d’éternité provisoire »…

     

     

     

  • Peut-être que ...

    L’un de mes plus grands regrets – et qui est aussi un manque – sur cette Terre où je vis, c’est celui de ne pas avoir vu vivants ma mère et mon père, tous les deux morts en 1984 quand j’avais 36 ans, et qui donc, auraient pu lire tout ce que j’ai écrit depuis cette année 1984 jusqu’à aujourd’hui où ils auraient, ma mère 102 ans, et mon père 101 ans…

    Cependant, s’ils étaient morts vers 90 ou 95 ans, ils n’auraient pas connu, lu, mes derniers écrits datant d’entre 2014 et aujourd’hui…

     

    L’être dont ils sont les auteurs – les concepteurs- né le vendredi 9 janvier 1948 à Linxe dans le département des Landes, à dix kilomètres de l’Océan Atlantique, vu les personnes qu’elles étaient ma mère et mon père… Ne pouvait être cet être là, que le fils de sa mère, que le fils de son père… Et ils auraient été assurément l’un et l’autre après 1984 s’ils avaient vécu, mes lecteurs et mes interlocuteurs privilégiés…

     

    En 1984 l’année de leur mort – le 3 janvier pour mon père et le 26 août pour ma mère- j’en étais, dans le 2ème carnet de 192 pages à petits carreaux dans lequel je notais mes « pensées », à « 146 »… Le premier carnet ayant été commencé le 30 mai 1983… Depuis 1967 c’étaient des cahiers ou des feuilles volantes, et « ça » ils ont connu, mes parents…

     

    Et depuis ce dimanche 26 août 1984 à 8h 13 le matin où ma mère s’est éteinte, à peine 2 semaines après avoir passé son 60 ème anniversaire – elle était née le 10 août 1924 – jusqu’au jour d’aujourd’hui, l’écriture du fils de sa mère et de son père emplirait plusieurs volumes de plus de mille pages de la collection La Pléiade…

    C’est « tout ça » que ma mère et que mon père n’ont pas eu sous leurs yeux…

    Durant toutes ces années qui ont passé depuis 1984 je n’ai cessé de penser à l’absence de ces deux lecteurs et interlocuteurs privilégiés…

     

    Un croyant me dirait « ils te voient et te lisent de là haut »…

    Je ne suis pas croyant…

    Pas croyant comme un catholique,ni comme un musulman…

    Pas croyant dans une religion…

    Le fait est là : ils – ma mère et mon père- depuis 1984, depuis le fond de sa tombe pour ma mère, depuis les cendres dans son urne pour mon père… « Ne se réexistent pas pour me lire »…

    Je partirais à mon tour et ils n’auront pas su…

    Les croyants, ils peuvent dire ce à quoi ils croient, ça n’y change rien… Ou alors… « il faut croire l’histoire de Lazare »…

     

    Mais bon… Avec la Science, avec tout ce qui reste à découvrir ; avec ce qui est étranger à l’entendement humain au stade d’évolution actuel de Sapiens ( et que les religions « pour faire simple » et pour faire modèle prêt-à-croire comme prêt-à-porter, ont shématisé imagé arrangé) …

    Peut-être que…

     

     

  • Hollywood...

    Minou ?

    « Hollywood minou » ?

    Non, non, non…

    Ça s’rait plutôt

    Hollywood Loup garou !

    Jennifer, du lotissement Les Alouettes à Sainte-Radegonde-les-Mésanges, rêve de devenir actrice à Hollywood…

    Elle veut faire des études de cinéma, de s’installer aux États Unis d’Amérique, et de commencer une carrière de comédienne à Hollywood…

    Mais le Hollywood des années vingt du 21 ème siècle n’a plus rien à voir avec ce qu’il était dans les années 1950 ou 1970 : fini, exit les grandes figures emblématiques et légendaires de la seconde moitié du 20 ème siècle, qui, quasiment toutes aujourd’hui « mangent les pissenlits par la racine » ou pour les rares survivantes sont de « vieilles, très vieilles peaux » dont les Télés à l’intention de « nostalgiques téléspectateurs de la génération senior », exhument de temps à autre les films à grand succès qui ont fait sortir les mouchoirs dans les salles de ces époques là, 1950, 1970…

    Exit le cinéma Hollywwoodien des années 1950, 1970…

    Auquel succède un cinéma d’effets spéciaux technologiques dopé à l’Intelligence Artificielle, de production loisiresque de masse, de comédiens et d’acteurs sortis d’on ne sait où et dont la « légende » s’apparente à une bougie-fusée-festive pour goulot de bouteille de champagne !

    Et c’est « Ça » qu’elle veut rejoindre, c’est « ce monde là » de productions à effets technologiques dopé à l’IA, dans lequel elle envisage d’entrer et d’y « tracer sa route », Jennifer, du lotissement Les Allouettes à Sainte-Radegonde-les-Mésanges…

    Sans compter de surcroît la « difficulté de taille » qui est celle d’aujourd’hui, d’entrer et de résider en tant qu’étranger aux États Unis d’Amérique – car « ne nous y trompons pas », même avec Donald Trump balayé et non remplacé par DJ Vance, les mesures en vigueur d’entrée et de séjour aux USA, les contrôles, les contraintes, les formulaires à remplir, les commissions d’examen ( tout ce qu’il y a de plus « kafkaien » en matière d’accueil des étrangers) tout ça ne sera pas balayé comme on aura balayé Trump !

    Hollywood ça n’a jamais été, d’autre part, même dans les années 1950 et 1970 « Hollywood Minou »…

    Hollywood c’est « Hoolywood Loup-Garou » …

    Sauf que le Loup-Garou, en 2025, 2026 et 2030, ses canines elles sont devenues plus longues, plus pointues et plus déchiqueteuses…

    Autant dire, Hollywood, un univers de dureté, d’hypocrisie, de jalousies, de luttes féroces, de compétitions acharnées, où un jeune acteur « propre sur lui », n’a quasiment aucune chance de devenir « une figure emblématique et légendaire » …

     

     

  • À propos du livre de Didier Van Cauwerlaert : l'intelligence naturelle

    Les pouvoirs et les capacités de nos animaux de compagnie – chiens, chats, lapins, perroquets… Évoqués dans le livre et qui mettent en évidence concernant nos animaux de compagnie, une intelligence supérieure à l’intelligence artificielle, à mon sens et en y réfléchissant bien, ne peuvent en réalité être ceux de TOUS les animaux ( de chaque chien, chat ou autre )… Mais de quelques uns d’entre eux seulement … Et pour autant que l’humain en relation avec l’animal ait un Ego normal ou sous dimensionné… (C’est ce que je pense)…

     

    Je vois mal un chien ou un chat – même très réceptif et très intuitif - « pressentir » la venue d’une situation difficile, dangereuse, périlleuse, ou encore l’approche d’une maladie grave, d’un accident domestique ou de la circulation sur la route, ou de quelque événement dramatique devant bientôt se produire, affectant son maître ou sa maîtresse… Si ce dernier ou cette dernière est un être dont l’Ego est surdimensionné, un être d’une sensibilité « émoussée », un être dont les qualités humaines sont très ordinaires et donc « pas forcément une bonne personne dans le plein sens du terme »…

     

    En supposant ou en prenant pour hypothèse des pouvoirs et une capacité réelle, de « prévoir » et de « signaler à sa manière », dont l’animal de compagnie peut être doté ; à mon sens, de par la relation « non ou peu fusionnelle » entre cet animal et son maître, je pense que le maître est incapable de percevoir ce que l’animal veut lui faire comprendre, non seulement incapable mais en fait il ne sentira, ne percevra rien, tout bonnement rien, rien de rien !

     

    D’autre part dans le cas d’une personne – d’une « bonne personne » - qui, par exemple, nourrit – en dehors de sa maison, dans son jardin – plusieurs chats errants « squatteurs » très sauvages, ne se laissant jamais approcher, « inapprivoisables »… J’imagine mal l’un de ces chats « développer une relation fusionnelle à faible distance » avec cette personne pourtant « si bonne » et étant en mesure l’un ou l’autre de ces chats errants, d’avertir la personne d’un danger, d’un péril, d’un accident, d’un événement dramatique !

     

    Une relation « fusionnelle » ne peut être QUE réciproque (et non pas seulement de la part de l’animal et rien ou peu de la part du maître)…

    La relation fusionnelle réciproque est la condition essentielle et nécéssaire pour qu’un animal doté de pouvoirs et de capacités à prévoir, à sentir, à anticiper ; puisse avertir son maître, ce dernier captant le signal donné par l’animal…

     

     

  • De l'utilisation des outils de l'IA

    Rechercher une information exacte – ou le plus proche possible de l’exactitude – dont on ne dispose pas puisque n’étant pas dans notre connaissance acquise ; s’attacher à la réalité et à la vérité des faits – des faits, précisons le « dans leur contexte  environnemental, historique ; vérifier les sources de l’information que l’on cherche dans une exploration de plusieurs sources et en analysant, en comparant ces sources et en se posant la question de savoir d’où ces sources sont issues…

    Ce n’est point là une « préoccupation première » - loin s’en faut – à notre époque du « tout tout de suite le plus vite possible », où c’est l’effet produit qui prime, où c’est l’« arrangé », le « fabriqué », l’exposé, le montré, le haut levé bien en vue qui s’impose, se substitue au vrai, au réel, à l’authentique… Au point où le « faux » ainsi produit, paraît « plus vrai que le vrai » !

    Ainsi en est-il, du fait de nos Egos surdimmensionnés, de l’utilisation des outils de l’Intelligence Artificielle à des fins de visibilité, de crédibilité et de notoriété accrues…

    L’Ego ? Chacun de nous en a un, d’Ego…

    Mais la manière dont chacun fait usage des outils de l’Intelligence Artificielle, fait la différence entre les Egos…,

    L’Ego : comment le porte-t-on en soi ? Qu’en fait-on ? Comment en transmet-on aux autres, autour de nous, ce qu’il contient, ce dont il est fait ? Quels « témoins et observateurs, critiques, raisonneurs, analystes, penseurs, de leur époque » fait-il l’Ego ? Que demeurera-t-il dans la durée de ne serait-ce que l’espace de 2 ou 3 générations, de ce dont il a témoigné, L’Ego, de ce qu’il a transmis ?

    De l’effet produit ou de la connaissance ? Du « bâti sur du sable » ou de « l’édifié sur des fondations solides » ?