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Paroles et Visages

  • "Rudeval" un roman d'anticipation

    … Sur un site d’édition en ligne en 2007, « Alexandrie org » qui aujourd’hui n’existe plus, et comportait dans son sommaire – ou menu- un forum de discussion et d’échanges entre membres ; figurait dans la liste des ouvrages publiés sur le site, un roman de « politique fiction » rédigé par un membre auteur se présentant sous le pseudonyme de « Marc Fenec », « Rudeval », évoquant une guerre civile en France, ayant atteint son paroxysme dans la région du Vercors, avec des maquis de résistance aussi actifs qu’offensifs, et cela suite au résultat d’une élection présidentielle ayant porté au pouvoir en France, le candidat d’extrême droite au second tour, les Français venant de choisir entre le candidat d’extrême gauche et le candidat d’extrême droite, ce dernier ayant obtenu 51 % des suffrages exprimés…

     

    C’était en 2007, Nicolas Sarkozy venait d’être élu au mois de mai contre Ségolène Royal.

    Ce roman en quelque sorte, « pouvait préfigurer » vingt ans à l’avance, ce « climat de tension » qui allait être celui de la campagne électorale de 2027 en France « si d’aventure » Jean Luc Mélenchon devait se trouver au second tour en face de Marine Le Pen.

     

    Dans le roman « Rudeval » de Marc Fenec, l’auteur étant natif du Dauphiné où en 1944 au Vercors les maquis ont combattu les Allemands, la Gestapo, les SS et les miliciens ; s’étaient de nouveau constitués après l’élection du candidat d’extrême droite, comme en 1944, des maquis, des forces de résistance armée, prenant d’assaut des mairies, des préfectures, des commissariats de police et reprenant sous leur autorité par la force, plusieurs bourgades.

     

    Le contexte politique en 2007, il faut dire, n’était pas le même qu’en 2026/2027, en ce sens que la droite de Nicolas Sarkozy – l’UMP et le CDI et divers droite avec les 2/3 des électeurs de François Bayrou- n’était pas l’extrême droite ; tout comme la gauche de Ségolène Royal n’était pas l’extrême gauche.

     

    N’empêche que le climat autant social que politique, à l’approche de l’élection présidentielle de 2027, est « tendu à l’extrême »… Et que si Marine Le Pen est élue avec 51 % contre Jean Luc Mélenchon 49 %, et que le RN et ses alliés sont majoritaires à l’Assemblée Nationale ; le roman « Rudeval » de Marc Fenec écrit en 2007 risque de devenir d’actualité avec un mouvement de révolte des partis de gauche et d’extrême gauche, et « peut-être bien oui » des maquis, des forces et des groupes armés de résistance, des attaques de préfectures, de mairies, de commissariats, de centres de pouvoir, tout cela visant à renverser par la force le gouvernement de Marine Le Pen et de Jordan Bardella.

    Et dans les manifestations l’on verrait des effigies – des pantins en carton – de Marine Le Pen et de Jordan Bardella « grandeur nature » incendiées…

     

    « Rudeval » évoque dans cette région du Vercors, dans les villes, dans les campagnes, dans les familles, des violences commises, de profonds désaccords au sein même des familles ; des dénonciations, des trahisons ; et une majorité de la population adhérant « plus ou moins » au nouveau gouvernement en place d’extrême droite qui désapprouve, condamne ces actions de guérilla menées par les résisatnts et les maquisards… Et sont prêts ces gens là, acceptants et obéissants qu’il sont, y compris dans les familles, et entre proches, à toutes les ignominies possibles et imaginables pour que soit « étouffées dans l’œuf » toutes les vélléités, contestations…

     

    C’est que, de nos jours, et plus l’on s’avance vers la fin avril 2027 du temps de l’élection présidentielle, plus on voit de gens qui jadis « n’affichaient pas forcément leur sympathie ou leur adhésion à Le Pen, se déclarent ouvertement ou « laissent entendre » qu’il vont voter pour Le Pen ; et cela même entre proches dans les familles, et quasi sûrement parmi ses connaissances, voisins…

    Ce qui rend très difficile, source de conflit et de profond désaccord, de violence, d’exacerbation, la relation jusque dans les familles – avec par exemple ce cousin ou cette cousine, ce voisin, cet «ami(e)s » dont on se doute qu’il va voter Le Pen au second tour…

     

    C’est que, tant que – ce fut le cas longtemps par le passsé- les Le Pen ne dépassaient pas 10 % (allez, mettons jusqu’à 20%) - l’on pouvait se dire que « ça ne concernait QUE quelques personnes de ci de là (et donc aucun de ses proches, aucune de ses connaissances – à moins de le « garder pour soi »)…

    Ce n’est plus le cas aujourd’hui : le cousin, la cousine, le voisin « pour Le Pen » ça « fout en boule » et c’est ou le conflit ou la rupture…

     

    Pour « dire les choses » : c’est encore bien pire que du temps de l’affaire Dreyfus !

     

     

     

  • Les pigeons fientent

    … Coluche :

    « Les hommes politiques c’est comme les pigeons : quand ils sont en bas, ils vous mangent dans la main ; quand ils sont en haut, ils vous chient sur la tête ».

     

    Mésigue :

    … « Les supposés amis « en apparence vraiment amis » ainsi que 9 de nos connaissances sur dix presque amis si tu veux, quand tu fais la fête avec eux ou que tu te livres en leur compagnie à quelque activité – sortie, promenade, pétanque, atelier dans une asso – c’est « hyper convivial tout va bien on partage on échange sans jamais se friter…

    Et si de surcroît, toi tu es bon, dis « oui » à tout le monde pour rendre un service, toujours soucieux des autres jusqu’à de l’abnégation ; alors là tout le monde en profite et abuse (abuse même sans s’en rendre compte)…

    Mais lorsque survient dans ta vie, un beau jour sans crier gare, quelque chienne du monde qui t’enlève tes facultés physiques et ou intellectuelles, alors là, y’a plus personne, c’est là que tu peux compter les double et triple guillemets à ami(e)s, et mesurer l’étendue de ta solitude…

     

    « Du coup » les pigeons, hauts qu’ils sont restés et n’ayant plus le souvenir de quand ils étaient en bas, te chient sur la tête aussi naturellement que l’air qu’ils respirent, autant dire sans être conscients de te chier sur la tête – sauf ceux et celles qui eux, te chient délibérément sur la tête- ( et ce sont les mêmes, d’ailleurs, qui te mangeaient dans la main quand tu avais la main pleine de froment)…

     

    Ainsi va le monde ! Et … « Qu’il aille se faire foutre le monde » !

     

  • Les "Midterms" aux USA en 2026

    … Les États Unis d’Amérique - notez l’appellation que j’emploie plutôt qu’en abrégé « les USA »- remportent ET la Chambre ET le Sénat, avec des états (dont le Texas « proverbialement orienté Républicain depuis plus d’un siècle ») ayant basculé Démocrate…

    Vive les Américains et cette Amérique là, qui s’est opposée « en masse » (un record de participation) à Donald Trump !

    Trump l’inculte, avec sa « gueule de crapaud », et « dire que, peut-être, étant mon aîné de 2 ans (il est de 46, je suis de 48) il m’enterrera ! » - si je ne parviens pas comme je le souhaite, à fêter mes cent ans le 9 janvier 2048 à la terrasse d’un café Parisien en compagnie de quelques « vieux et fidèles amis de longue date »…

    Va-t-il, Trump l’inculte, pire qu’opposer un véto, tenter un coup d’état ?

     

     

  • Petite histoire de "paisibles retraités"

    … Ce sont Jean-Christophe et sa femme Marie-Caroline qui demeurent à Guéret dans la Creuse, âgé, Jean-Christophe de 67 ans et Marie-Caroline 65 ans ; leur pension de retraite à tous les deux se monte à 4200 euro mensuel, ils sont propriétaires de leur habitation située en périphérie de Guéret dans un lotissement résidentiel, une maison bien arrangée…

     

    Ils ont une fille âgée de 44 ans qui vit à Beijing-Pékin, professeur de Lettres Modernes au Lycée Français de Beijing-Pékin, ne comptant point revenir en France de sitôt…

    Et un petit-fils, Olivier, âgé de 21 ans, demeurant chez eux…

     

    Olivier vient d’interrompre ses études par manque de motivation alors que ses grands-parents avaient largement aidé et financé durant les deux premières années… Et ne cherche aucunement à travailler, rechercher un emploi afin de subvenir à ses besoins, confortablement installé qu’il se trouve, Olivier, chez ses grands-parents.

     

    Il est désordonné, Olivier, squatte l’ordinateur de son grand-père dans une utilisation à haut risque, durant de longues heures, se lève à 11h du matin… « Encore heureux qu’il ne se shoote pas – mais il clope et s’envoie 10 bières par jour »…

    La première chose qu’il fait le matin en se levant c’est d’ouvrir le frigo pour se saisir d’une bouteille de lait fruité qu’il boit au goulot ; en slip « Bingo », pieds nus sur le carrelage, torse à poil et « larguant une perlouze »…

     

    Le soir il met la télé pour regarder ce qu’il veut sans tenir compte du souhait de ses grands-parents, une assiette de salade composée sur ses genoux, enfoncé dans le canapé ; et comme il ne finit pas, il remet son assiette à moitié pleine avec la fourchette plantée dedans, n’importe comment dans le frigo.

     

    C’est l’enfer, la vie au quotidien, pour ces « paisibles retraités » (de « du temps où il n’y avait pas Olivier encore, quand sa mère n’était pas partie à Beijing-Pékin) que sont Jean-Christophe et Marie-Caroline à pésent, squattés et pompés qu’ils sont, par Olivier ne recherchant aucun emploi – il ne percevra le RSA qu’à 25 ans puisqu’il est hébergé dans sa famille, et qu’il n’a pas effectué le nombre nécessaire minimum d’heures de travail dans les trois dernières années (durant ses deux ans d’études il n’a pas exercé le moindre emploi à temps partiel)…

     

    L’enfer oui, d’autant plus qu’en week end si ce n’est pas aussi un soir de la semaine, Olivier « reçoit » ses potes -et « potesses », avec « apéros dînatoires » et force cocktails, et musique « battement de cœur de pieuvre- tam-tam de brousse » ; à tel point que Jean Christophe et Marie Caroline doivent en l’occurrence quitter ce soir là leur maison, dormir chez l’un de leurs amis et le lendemain « tout trouver en l’air dans la maison »…

     

    Fin de l’histoire :

    Un beau jour, Olivier, qui se déplace en scooter, « se plante » dans un mur en ratant un virage, il décède…

     

    « Pauvre chou » pleurent Marie-Caroline et Jean-Christophe… Qui, au prix des billets d’avion de 30 % plus cher qu’il y a cinq ans, ont dû financer le voyage de leur fille, la mère d’Olivier, pour, depuis Beijng-Pékin, aller enterrer son fils…

     

    Cependant « en son for intérieur » Jean-Christophe, « peut-être un peu moins larmoyant que sa femme », se dit « Quelle vie aurait été la sienne » …

     

     

     

  • Réflexion sur l'empathie

    … « La mort de l’empathie humaine est l’un des premiers signes et le plus révélateur d’une culture sur le point de sombrer dans la barbarie » [ Hannah Ahrend ]

     

    … Une question cependant se pose :

     

    L’empathie humaine concerne-t-elle « tous » les humains ?

    Je dis bien « tous les humains » quelque soit leur comportement en matière de relation avec les êtres et les choses autour d’eux ?

     

    Au temps du bagne de Cayenne jusqu’à sa fermeture étalée de 1938 à 1953, il n’y avait dans ce bagne – à de rares exceptions près- aucune empathie humaine ; et les Autorités chargées de gouverner ce bagne, avec leurs gardiens, leur règlement, les conditions de détention qui étaient celles de ce bagne…

    Ne faisaient aucune différence entre par exemple un homme fruste, brutal, qui avait assassiné sa femme, sa mère ou son père, à coups de marteau – ou une personne pour la voler – et un autre homme qui lui, avait été condamné pour le meurtre d’un proxénète ou d’un caïd de la mafia…

    Donc – c’est ce que je dis - « traiter inhumainement ces deux hommes d’une manière égale, était « à mon sens » totalement injuste… Et l’empathie – si empathie il devait y avoir eu- ne pouvait concerner que l’homme qui avait tué un proxénète, un caïd de la mafia ; à ne pas traiter aussi durement que l’autre…

     

    L’empathie est « contre-productrice » lorsqu’elle se manifeste à l’égard d’humains qui, très frustes, très brutaux, agressent, assassinent, torturent… Et, l’empathie peut même contribuer, manifestée à l’égard de « certains humains », à faire sombrer une culture, une société, une civilisation, dans la barbarie… Car le « Mal », la nuisance, la violence, la prédation, se transmettent, se reproduisent tel un point de gangrène sur une jambe qui peu à peu gagne tout le corps…

     

    De nos jours – mais cela « n’est pas nouveau » - de très jeunes enfants (encore assez minoritaires heureusement) dès l’âge de 3 ans, « te jettent à la figure » des objets dont ils se saisissent et ont des comportements violents : l’on ne peut donc pas « raisonnablement » ou par « préoccupation égalitariste et d’empathie » éduquer de tels enfants de la même manière que des enfants qui eux, très majoritaires, « ne te jettent jamais rien à la figure » …

    « Socialiser » par égalitarisme empathique au nom de « valeurs universelles » de jeunes enfants déjà brutaux, frustes, violents dans leurs comportements, est assurément « risqué et dangereux »

     

    L’on évoque – dans cette Culture humaniste à laquelle on ne peut qu’adhérer en tant que citoyen lambda moyen ; de valeurs universelles, d’égalité, etc. … - l’on évoque « le monde qui va mal, la société en déliquescence, le milieu familial, les fréquentations, les réseaux sociaux, l’éducation et la justice en « déconfiture », les inégalités entre les riches et les pauvres, les quartiers et cités difficiles… Mais si oui tout cela est « causal » (du comportement du jeune enfant ou de l’ado violent) ; il y a aussi une « autre réalité » qui elle, ne dépend pas de « tout cela » :

    C’est une réalité « de toujours », permanente, immuable, à savoir « ce dont est fait l’être – humain en l’occurrence- comme le bois d’un arbre, comme la composition d’un organisme vivant… Ce dont on est né avec en quelque sorte et qui fera ce qu’on sera et que rien ne pourra faire changer…

    Si vous n’êtes pas convaincu de cette réalité, observez comment les choses et les êtres fonctionnent dans l’espace naturel de la Terre depuis l’apparition de la vie il y a 3,5 milliards d’années…