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Paroles et Visages

  • Ce que va bientôt faire l'ogre du Kremlin

    Selon les services du Renseignement Américain – cela ne vient donc pas de Trump – Poutine masse des troupes – 600 000 soldats (rappel en 2022 avant l’invasion de l’Ukraine c’était 150 000) – en vue d’une offensive d’envergure sur Kiev ; et une partie de ces 600 000 soldats seraient répartis le long de la frontière de la Finlande…

    Et, conjointement à cette offensive en préparation, Poutine envisage d’ordonner de lancer des missiles balistiques sur des pays de l’Union Européenne afin de détruire des infrastructures énergétiques, et militaires, sinon même de frapper dans des villes, comme il le fait en Ukraine, des populations civiles…

    Toujours selon les services du Renseignement Américain, Poutine pense que les pays européens actuellement n’ont pas la capacité – en armées, en matériel- de résister à une offensive d’envergure et qu’il y aurait là, « une opportunité à saisir » - dans les semaines qui viennent…

     

    « Par lâcheté, ambition et opportunisme, les élites économiques, militaires et culturelles ont livré l’Allemagne à Adolf Hitler » [ Johann Chapoutot, spécialiste du nazisme ]

     

    C’est aussi la bourgeoisie en partie antisémite et « regardante » à l’accueil des étrangers (les Polonais, les Italiens, les Portugais et les réfugiés Espagnols) ; les élites économiques, culturelles et militaires de la France des années 1937, 1938 et 1939, qui « avaient pour credo » le déclin de la société française, qui ont livré la France de 1940 à Philippe Pétain et au régime de Vichy, à la radiation de la III ème République et à l’instauration de l’État Français « Travail-Famille-Patrie » …

     

    En 2026 et bientôt 2027, la France d’aujourd’hui, pour moitié de sa population de 18 à 90 ans, regarde du côté de Marine Le Pen ; et une autre partie de l’autre moitié, elle, regarde du côté de Jean Luc Mélenchon… Ne tenant point compte du fait de l’ambiguité de l’une (Marine Le Pen) et de l’autre (Jean Luc Mélenchon) concernant le « rapport » avec Vladimir Poutine, dans le cadre d’une « politique anti guerre » et d’une « mise en avant de la nécéssité d’un « dialogue »…

     

    Par lâcheté, par opportunisme lié au souci de consommer toujours plus et mieux, mais également par indifférence – et « dans des peurs tout autrement orientées et médiatisées », prennent le pouvoir dans l’opinion publique, tous ceux qui minimisent (et même nient, refusent de voir) le danger que représente Poutine pour notre pays la France, et pour les pays européens.

    Dans le pire des cas – celui que l’on n’envisage pas, considéré « improbable »… Mais il faut le dire « possible » … Nous aurions, en France notamment (ailleurs en Europe c’est à voir) une sorte de « collaboration » avec la Russie de Poutine, dans laquelle bien sûr la Russie serait « économiquement et idéologiquement gagnante » …

     

    Reste que pour Xi-Jinping – qui « veut bien » et « par intérêt » soutenir Poutine- il y a « une ligne rouge à ne pas franchir » (Poutine a été averti, il le sait) … Et c’est pourquoi Poutine « fera en dessous de la ligne rouge » (mais pas très loin cependant, hélas pour nous Français et Européens)…

     

     

  • Un arbre contre l'antisémitisme

    Arbre.jpg

    « Ils ont scié un arbre, plantons une forêt »

    Le 11 février 2019, les assassins de la mémoire d’Ilan Halimi ont scié l’arbre qui avait été planté en souvenir ce jeune homme assassiné en 2006 parce qu’il était juif. Cet acte n’est pas anodin et symbolise à lui seul la violence antisémite qui prolifère et porte atteinte aux valeurs les plus profondément inscrites dans le socle républicain.

    Notre devoir est de marteler que la lutte contre l’antisémitisme n’est pas seulement l’affaire d’une communauté. C’est l’affaire de la nation tout entière. Quand les juifs sont désignés à la vindicte, la nation indivisible doit rappeler que c’est elle qui est visée et qu’elle fera corps, unie dans la fraternité, contre les fauteurs de haine.

    Pour répondre à ceux qui ont profané la mémoire d’Ilan Halimi, la LICRA, lance un appel national d’envergure intitulée : « Un arbre contre l’antisémitisme. Ils ont scié un arbre, plantons une forêt ! ». 

     

    Comme la France fut recouverte d’arbres de la liberté lors de la Révolution française, la LICRA propose de planter des arbres dans chaque commune partout en France afin que nul n’ignore le martyr d’Ilan et, par voie de conséquence, la mécanique qui conduit de l’expression de préjugés au passage à l’acte, qui induit toujours que l’ensauvagement des mots précède et prépare toujours l’ensauvagement des actes, jusqu’à la destruction de l’autre. 

    Nous lançons un appel aux acteurs publics afin que dans chaque commune de la République soit planté un arbre en mémoire d’Ilan Halimi portant la mention suivante :

    « Arbre planté en mémoire d’Ilan Halimi

    (11 octobre 1982 – 13 février 2006),

    victime de l’antisémitisme ».  

    « La recrudescence de la violence à caractère raciste et antisémite constitue une grave menace pour la cohésion de la République, dont les maires les artisans du quotidien.

    Une réponse forte et déterminée a été apportée en condamnant, en tout lieu, tout temps et toute circonstance, des actes qui n’ont pas leur place dans la République Française. »

     

    Le « témoin de son temps » que je suis et « qui n’a point la plume dans sa poche », inscrit dans le « marbre de son œuvre » - si l’on peut dire – son combat « par l’écriture et par la parole » - à défaut des armes « quoique... » contre l’antisémitisme et contre le racisme, ces deux « monstruosités » indignes de l’Espèce Humaine ( de Sapiens-Sapiens âgé aujourd’hui de 200 000 ans – ou peut-être de 300 000)…

    En conséquence je salue « religieusement pour ainsi dire » les acteurs les plus haut placés en poste de la République Française, ayant pris l’initiative de planter un arbre dans toutes les communes de France, contre l’antisémitisme et contre le racisme…

     

    Et je souhaite vivement que, le Gouvernement actuel et que le mandat présidentiel depuis 2017 prenant fin en avril 2027, soit suivi d’un Gouvernement et d’un mandat présidentiel tout autant dans l’exclusion de l’antisémitisme et du racisme, que d’ailleurs tous les gouvernements des 4 ème et 5 èmes République ont été – depuis la libération de la France en 1944 de l’occupation par les nazis, par le III ème Reich Hitlérien…

     

     

     

     

  • Mon 1er trimestre en 6 ème A2 en 1959 au lycée Duveyrier à Blida, Algérie

    J’avais 11 ans et venais de l’école primaire d’Aurillac dans le Cantal où j’avais dû interrompre début juin l’année scolaire en classe de CM2.

    Je pris avec ma mère, le 12 juin 1959, l’avion – un « constellation » - à Marseille Marignane, pour rejoindre mon père en poste au central téléphonique de Blida… Nous atterrîmes donc ce 12 juin 1959 après une traversée de la Méditerranée – 800 km- à l’aéroport d’Alger Maison Blanche, 2h 15 de temps de traversée…

     

    Mon père n’ayant pas encore obtenu un appartement, nous logions à l’étage au dessus du central téléphonique, dans 3 pièces vides, dormant sur des matelas pneumatiques, avec valises et cartons autour de nous, et dans la cuisine un petit réchaud à alccol, une table pliante et 3 chaises…

     

    Durant ce mois de juin je suppliai mes parents de m’envoyer en colonie de vacances tant je m’ennuyais à mourir dans ce « logement » provisoire et chagriné que j’étais d’avoir quitté mes copains de l’école d’Aurillac…

    Donc le 27 juin je reprenais un avion, cette fois avec une trentaine d’enfants de 6 à 14 ans, direction Nice puis ensuite en train jusqu’à Fongaillarde dans les Basses Alpes où je passais 40 jours – jusqu’au 4 août – en colonie de vacances… Un séjour ayant été pour moi « aussi heureux que mémorable »…

     

    Le lundi 5 octobre 1959 je fis ma rentrée scolaire au lycée Duveyrier de Blida en classe de 6 ème A2 – avec latin à partir du second trimestre.

    Ce fut « un piètre premier trimestre » au vu de mes résultats dans les compositions, ayant « quelques lacunes » dans chacune des matières principales.

    En Français (rédaction) le sujet avait été « vous accompagnez votre mère au marché, racontez »… Vu la banalité du sujet et mon manque d’inspiration, j’obtins 6 sur 20 classé 26 ème sur 37.

     

    Mon professeur principal – Français, Latin, Histoire et Géographie – s’appelait monsieur Ramain, un « pathos » (un métropolitain originaire de Grenoble) qui « notait sec », d’ailleurs le 1er, de cette composition française du 1er trimestre avait obtenu 11 sur 20 et c’était un nommé Persohn)… Suivi de 2 avec 10, le 4ème avec 9.

     

    Ma « bête noire » c’était le prof de maths monsieur Canarelli, un corse, très arrogant, en costard vert pâle léger et « pompes de marque » … 5 sur 20, avec lui, à ma première « compo de maths »…

     

    7 et 32ème à la compo d’orthographe et explication de texte, 14 en géo mais 6 en histoire… (les Egyptiens – les Pharaons- puis les Grecs avec les mythologies, les oracles et les éphèbes, ça me barbait)…

     

    Je me souviens en particulier de la prof de musique, une dame avec une coiffure en chou-fleur, la cinquantaine, assez revêche mais qui « avait pour chouchou » un nommé El Kaïm, un « véritable prodige » et « sage comme une image », toujours premier en musique cet El Kaïm…

    Je ne savais pas faire la différence, à l’écoute, entre un Do et un La ou un Sol, aussi en composition de musique, avec dictée, j’obtins zéro …

    Et également zéro en dessin avec monsieur Plas qui, dans sa blouse blanche et tout fier qu’il était et sûr de la qualité de son enseignement – très « académique » - « se prenait pour Picasso »… Il m’avait qualifié sur le bulletin trimestriel « d’étranger à la classe » parce que je me livrais selon lui à des « griffouillages absurdes »…

     

    J’étais « demi-pancul » donc à midi j’allais au réfec’ où l’on était 10 par table. Un jour nous eûmes – c’était marqué sur le menu affiché - « lapin chasseur » ; ce jour là je me trouvais à mon tour, dernier servi et je récoltais, du « lapin », le « cheval » c’est à dire le thorax avec les côtes…

    À la sortie avec deux copains, nous passâmes par derrière les cuisines où se tenaient les poubelles, nous soulevâmes un couvercle et aperçûmes dans la poubelle des têtes de chat…

    Un autre jour ce fut « veau marengo » et une autre fois « poule Stanley » et encore « couscous à la panse de mouton »…

     

    Au premier jour des vacances de Noël – qui duraient à l’époque 10 jours – (j’habitais alors avec mes parents au Bâtiment R appartement 57, 9ème étage, cité Montpensier Blida ) … Au vu du bulletin trimestriel que le facteur venait de déposer dans la boîte aux lettres chez la concierge de l’immeuble, mon père « verdit littéralement de visage » ! « quel crétin ce gosse » !

    Aussi ces vacances furent-elles pour moi cette année là, « très loin d’être miraculeuses » !

     

    Et, depuis la « loggia » avec vue sur Blida, je portais mon regard sur les pentes raides de l’Atlas Tellien avec Chréa tout en haut de la crête, à 1800 mètres d’altitude… Et cette loggia étant contiguë à celle de l’appartement d’à côté où demeuraient les « Champion » une famille de quatre enfants plus la vieille grand-mère et un lapin « Titain » ; je fis la connaissance de Mireille – un an de moins que moi- qui fut jusqu’à notre départ en catastrophe d’Algérie le 21 mai 1962, ma « grande copine »…

     

     

  • En ces années-là, fin du 20 ème siècle

    Du temps où j’étais conseiller clientèle à la Poste de Bruyères dans les Vosges, du 2 octobre 1989 au 12 janvier 1999, en ces années là, j’avais pour les deux-tiers de mes « clients » se rendant dans mon bureau ou visités à domicile, des retraités dont les plus âgés avaient 90 ans et plus certains, et les plus « jeunes » on va dire, des « rassis » ayant tout juste cessé leur activité professionnelle…

     

    C’étaient ces « rassis » - « jeunes retraités »- qui « me donnaient le plus de fil à retordre » (rire)… Mon rapport avec les « très vieux » était en général meilleur – un peu comme si ces gens là auraient pu être mes grands voire arrière grands parents…

    J’avais aussi, cependant, pour un tiers environ, de jeunes personnes – en majorité femmes – et même des très jeunes… Et avec ceux-là en général le « courant de communication » s’établissait « assez facilement » …

     

    Les « rassis » quant à eux, étaient « bourrés de certitudes confortables et rassurantes, de genre souvent « assez individualiste », toujours pressés, impatients, parfois arrogants et « donneurs de leçons de morale »… Je les revois encore « tambouriner du bout des doigts » sur le comptoir des deux guichets où « officiaient mes petites fées Marie José et Françoise » (rire)…

     

    Ils avaient tous, ces « rassis » de « coquets livrets d’épargne » - livret A, voire B, Codevi… Pleins, et des placements financiers en majorité d’obligations et certains autres « peut-être plus avisés » d’actions avec dividendes annuels…

     

    Tout juste en face de la Poste – un grand bâtiment ancienne halle aux grains puis ancien lycée, reconverti en centre postal courrier et guichets ( inauguré et mis en service postal le 11 janvier 1982 et ayant nécéssité à l’époque pour sa rénovation complète plus de 700 000 Francs de travaux durant au moins deux ans) – de l’autre côté de la place Jean Jaurès, se tenait un coiffeur pour hommes ouvrant à 8h sans rendez-vous le mardi…

     

    Eh bien, tous les mardis matin dès 7h et demi, l’on pouvait voir « une brochette de cinq ou six retraités » dont certains n’avaient qu’une couronne de cheveux autour de leur tête, casquettés ou non, visages « plus ou moins ravagés mais encore portant beau » (rire), devisant sans doute « patates-salades-le monde qui va mal- la météo » et « faisant le pied de grue » en attendant que le coiffeur ouvre son salon à huit heures tapantes…

     

    En 2026, quelque plus de trente ans plus tard, tous ces « très vieux » de l’époque, ainsi d’ailleurs que les « rassis » sont morts… Et « reposent » au cimetière de Bruyères sous de « grands pieux de marbre »…

     

     

     

  • Croissance économique "durable" et PIB par an et par habitant

    Si la croissance – du marché et de la consommation- « durable » avec le PIB par habitant – de la France et des pays Européens- c’est :

     

    La possibilité pour un quidam lambda de revenu « moyen » d’acheter un smartphone du dernier modèle à 1300 euros – au lieu d’un smartphone « moins coté » mais ne coûtant que 250 euros…

    De partir une semaine ou quinze jours en croisière méditérranéenne…

    D’opter pour des équipements technologiques, électroménagers et d’appareils nouveaux, performants, pour un usage dans sa vie au quotidien…

    De s’habiller avec des vêtements de marque…

    De se rendre 2 ou 3 fois dans le mois dans un restaurant à 30/40 euro le menu…

    De dépenser pour des loisirs- séances de cinéma, pièces de théâtre, expositions, musées, spectacles festifs et culturels, achat de livres nouvellement sortis…

    De partir en vacances d’hiver à la neige stations alpines ou d’été à la mer en location ou en hôtel…

    De pouvoir s’alimenter avec des produits de qualité…

    De se faire poser des implants dentaires…

    De prendre des rendez-vous médicaux chez des spécialistes à dépassement d’honoraires…

    Et de dépenser pour d’autres choses, services, utilitaires ou « de confort » ou même du « superflu », nécéssitant pour tout cela, de disposer d’un budget suffisant…

     

    … Il n’y a pas pour autant, de quoi pavoiser, d’applaudir, de se réjouir outre mesure, de considérer « référent » ou « d’ordre consensuellement admis par beaucoup », d’être quand on le peut, un bénéficiaire privilégié de la croissance économique du marché de la consommation, d’être d’un PIB par habitant et par an, supérieur à 40 000 euros…

    Ou au contraire de s’indigner du fait que la France soit placée au 7 ème – ou 8 ème rang ? – en terme de PIB comparé aux autres pays de l’Union Européenne…

     

    Ce que « vaut » un pays, ce que « vaut » un peuple », ce que « valent » des gens… Dans l’Ordre référent du monde d’aujourd’hui, se mesure, s’évalue, se considère, se modélise, pour l’essentiel, sur le socle constitué par la croissance économique durable et par le PIB par habitant.

    Et c’est bien là – à mon sens – une aberration !

     

    Quelle est la place – sinon une place « en arrière-plan » et « ne faisant guère l’objet de considération » - de la relation humaine, de la « culture de la relation humaine » pour « préciser les choses », des liens d’amitié et de famille… Dans un « ordre référent du monde » qui privilégie et « essentialise » la croissance économique de marché, et le PIB par habitant qui exercent conjointement autant et toujours plus de pression sur les ressources de notre planète, alors même que se pose la question essentielle du maintien et de la survie de l’espèce humaine ?