« Avons-nous la maîtrise de nos paroles ? »
…Une réponse à mon sens, évidente, s’impose : nous sommes, en tant qu’êtres humains doués de parole ( de production de sons articulés pour exprimer ce que l’on voit, entend, sent, touche… et pense – jusqu’à des idées abstraites) … Des êtres naturels, naturels au même titre que tous les êtres vivants et en conséquence, dépendants, soumis à l’environnement qui nous entoure, constitué de choses et d’êtres ; réactifs à tout ce qui, de l’environnement qui nous entoure, nous impacte, nous procure du bien être, du plaisir, ou au contraire de la douleur, ou encore nous incite à réagir de telle ou telle façon…
Et, en ce qui concerne ce que l’on exprime par la parole, en tant qu’êtres humains, en réaction à tout ce qui vient de l’environnement qui nous entoure, du fait de ce qu’il y a de naturel, de purement et d’uniquement naturel en nous… Nous n’avons pas la maîtrise de la parole, la parole venant « naturellement » en réaction à ce qui est vu, entendu, senti, touché…
Ainsi ce qu’il y a de naturel, de purement naturel en nous, d’une manière générale en tant qu’êtres vivants et en particulier en tant qu’êtres humains ; ne nous donne pas la maîtrise – de l’expression par la parole.
Une autre réponse, tout aussi évidente, s’impose : en tant qu’êtres humains doués de parole, le fait d’être doué de parole implique que l’on peut penser – et l’on pense avec des mots, des phrases…
La pensée – la pensée humaine – c’est donc aussi, par les mots et par les phrases qui nous viennent en esprit, la capacité de réfléchir, d’analyser, de raisonner, et par là même de se trouver en mesure de choisir, de décider ce que l’on va exprimer par la parole.
La pensée nous donne donc, oui, la maîtrise de la parole.
… Un autre sujet : « Peut-on être heureux quand les autres ne le sont pas ? »
… Nous nous sentons ou éprouvons, chacun de nous, indépendant des autres, que ces autres soient des proches, des amis, des connaissances… Autrement dit – comme je dis - « seul dans notre peau jusqu’à la fin de nos jours »…
« Être heureux quand les autres ne le sont pas » c’est « être heureux dans sa peau/dans son être » qui implique qu’on ne ressent pas en soi de manière physique, réelle, ce qui rend les autres malheureux…
La question « d’être heureux quand les autres ne le sont pas » se trouve « faussée » ou « dénaturée » si l’on se réfère à la morale… La morale étant génératrice de controverses, de débats polémiques, de « pour », de « contre », d’argumentations dans un sens ou dans un autre… Mais de toute manière conditionnée par l’idée du bien et du mal qui s’opposent…
