… Le « principe » est toujours le même, seules les « versions » diffèrent…
Le « principe » donc :
Nous sommes en l’an 2010 ou 2011, j’ai 62 ou 63 ans, je suis officiellement à la retraite depuis le 9 janvier 2008, et, un beau jour de cette année 2010 ou 2011, je reçois de la Direction de la Poste (mon dernier poste était en 2004 celui de « brigadier EAR » dans le Groupement Landes Océanes – de DAX) une lettre recommandée (avec AR) me spécifiant qu’à partir de telle date en 2010 ou 2011, je devais, afin de continuer à percevoir ma pension de retraite, rejoindre un poste de travail de guichet à raison de 20 h par semaine pouvant être porté à 30 h ; et cela pour une durée non précisée en mois ou en années… Et, il est indiqué dans cette lettre, qu’en cas de défection, de refus de ma part, ou d’absence injustifiée, je m’expose à des sanctions notamment celle de la suspension du paiement de ma pension.
Voilà donc le « shéma général »…
J’ai déjà – même encore aujourd’hui alors que je suis âgé de 78 ans – fait depuis 2010/2011, « un certain nombre de fois ce rêve »…
Dans plusieurs versions différentes de ce rêve, il m’est arrivé de me trouver « encore au boulot »… À 74 ans ! Derrière un guichet ! … Et ne sachant comment débuter une procédure pour demander quand enfin, je cesse de me trouver dans cette obligation (il n’y a plus « à proprement parler » de direction de la Poste, c’est un « véritable imbroglio » pour essayer de savoir où et à qui m’adresser, personne n’étant en mesure de me renseigner ; « du coup » je « navigue » entre des « arrêts maladies » grâce à un « toubib compréhensif » et des heures de guichet absolument épuisantes et « absurdes » en face d’une clientèle souvent désagréable et « capricieuse »… Et « je ne vous dis pas l’agent sans cesse contestataire, véritable boulet à tirer pour les chefs, que je suis ! »
Voici la toute dernière version du rêve :
Dans un contexte années 1976-1978 (comme si on était revenu à cette époque là mais avec l’âge que j’ai aujourd’hui) je prends mon service un matin à 9h (vacation 6h 15-12h30) au guichet 1 de la Poste de Bruyères dans les Vosges ; ce guichet 1 étant appelé « le grand guichet » - celui où l’on traite l’émission des mandats avec la « Nationale 41 » (la « machine à mandats »), les Bons du Trésor, les mandats télégraphiques (qui à l’époque étaient ma « bête noire ») et les opérations de caisse d’épargne… En fait à ce guichet on faisait « tout archi tout » sauf le téléphone (gestion des 2 cabines téléphoniques de la salle du public)… Et au guichet 2, le « petit guichet » on y faisait en réalité, tout aussi, sauf les mandats, mais avec le téléphone (une vétitable galère, avec le comptage et la prise en charge du nombre des « impulsions » déterminant le prix à faire payer… Une « source importante d’erreurs de caisse »… J’avais réussi à négocier avec les chefs, de pouvoir tenir uniquement le guichet 1 tant ce « putain de téléphone je pouvais pas le saquer vu la galère que c’était de tomber juste en faisant à midi la « sous-caisse »…
Et à ces 2 guichets, notamment le mercredi jour de marché plein de monde, entre 2 clients, il « fallait se farcir » le grand bordereau 2GM que nous passait l’agent de la « Mécano », à partir du quel on mettait à jour les « fiches 1 ter » des livrets de caisse d’épargne (montant des allocations, des prélèvements)… Donc un travail « à faire en plus de servir les clients » ! Une horreur, du coup à midi on était loin d’avoir épuisé toutes les lignes de ce putain de 2GM et on « passait le bébé » au collègue de l’après-midi…
Un matin où je prends mon service au guichet 1, « grosse et désagréable surprise » je vois déjà installé depuis 5 minutes avant moi un nouveau collègue auquel je demande de me céder la place : il refuse, il argue de son droit ; ça se passe mal, du coup je « plaque tout », et carrément « je me barre », cette fois pour ne plus jamais revenir quelque soit le risque encouru, tant pis !
Après tout j’ai quand même 78 ans, on peut pas aller jusqu’à suspendre le paiement de ma pension de retraite !