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Journal - Page 84

  • Le Casino et ses "bandits manchots"

    Haine, discrimination, violence, barbarie, destruction, fanatisme, silence, indifférence, hypocrisie, empirisme, superstition, égoïsme, intolérance, orgueil, médisance, ignorance, méchanceté, domination, prédation, injustice, iniquité… Sont les « bandits manchots » d’un Casino universel qui est toujours gagnant…

    Et tout le monde ou presque dans le Casino, aux commandes de l’un ou de l’autre des « bandits manchots », abaisse et réabaisse la manivelle pour faire descendre les jetons de gain.

    Et quand tombent les jetons, l’illusion d’être gagnant s’empare de nous avec cette croyance ancrée depuis toujours d’avoir été plus fort, plus chanceux que le voisin juste à côté de nous, qui pour la Nième fois, abaisse la manivelle sans que rien ne tombe…

    Mais c’est toujours le Casino qui gagne vraiment, qui remporte le plus gros des mises du fait du nombre des « joueurs » que le Casino laisse aléatoirement gagner de temps à autre… (Ce qui « entretient et pérénise la clientèle »…

    Les jetons ont été remplacés par un ticket sur lequel est inscrit le chiffre des gains acquis après avoir décidé de quitter la « machine », dans la version 21ème siècle des « bandits manchots »…

    Ces jetons qui jadis étaient de « vrais sous »…

    La dématérialisation des pièces de monnaie d’autrefois, puis des jetons, a aussi dématérialisé le gain acquis et… Presque rendu « moral » le gain !

    Car tous ces « bandits manchots » du Grand Casino du Monde » dont nous usons plus ou moins selon les circonstances, selon les situations de rapport de relation avec les autres, nous pensons qu’ils vont soit nous protéger et nous défendre en face de l’agressivité des autres ; soit nous rendre plus forts, plus dominants et à même de gagner quelque chose au détriment des autres, et c’est bien là le gain que l’on en retire, de l’utilisation des « bandits manchots » du Grand Casino du Monde… D’autant plus que le gain est rendu « moral » dans un « Ordre du monde » auquel il sied (et il s’impose) d’adhérer…

     

     

  • Profusion de gâteaux dans la vitrine réfrigérée du boulanger pâtissier

    Notamment le dimanche…

    Où l’ on vient – assez souvent, surtout les « trente-quarantenaires » hommes et femmes qui le samedi soir ont veillé fort tard étant sortis ou ayant reçu des amis, vers 10/11h du matin…

    Le « problème » avec tous ces gâteaux, outre le prix qu’ils coûtent, c’ est que la majorité d’entre eux ont pour base de la pâte brisée décongelée ( en particulier les « Paris Brest ») laquelle pâte vient de chez le fournisseur en gros de la boulangerie pâtisserie du coin – quand ce n’est pas le gâteau lui-même qui vient de chez le fournisseur, tout prêt à mettre en vitrine…

    En effet, nul besoin d’être sorti d’une école hôtelière ou d’ avoir hérité du savoir faire de grand’Mamy, pour savoir que de la pâte brisée décongelée cuite, c’est dur comme du bois sous la dent ! (Quant à la pâte feuilletée, décongelée, cuite, elle s’effrite en mille petites miettes à peine touchée ou un peu mordue)…

    De surcroît – et ça ne date pas d’hier – dans une boulangerie pâtisserie, on utilise deux types différents de farine : la farine pour le pain, et la farine pour les gâteaux. Et quand vient à manquer la farine à gâteaux (qui est plus fine et plus onéreuse) eh bien le patron ou la patronne fait alors avec de la farine à pain pour produire le nombre de gâteaux à mettre en vitrine…

    Bah, dans la vie, quand on est pas « gâteau/gâteau » - et loin de l’ être… ça laisse indifférent, inadmiratif, tous ces gâteaux dans la vitrine réfrigérée du Boulanger Pâtissier du coin !

    Quant aux gâteaux sous emballage et cloche plastique d’Intermarché Leclerc Carrefour LIDL… N’en parlons pas ! C’est de la … !

     

     

  • "Chez Marinette à Sainte Tarte de la Midoue"

    La restauration en France, « ce n’est plus ce que c’était » … Et ça va du menu du Jour à 14 euro du petit restau du coin, à l’établissement renommé du même coin qui lui, propose des menus à la carte (produits censés être « du coin »)…

    C’est la présentation (l’art de servir un plat dans une assiette – plus souvent carrée, rectangulaire, en triangle et avec les coins recourbés, que ronde, traditionnelle et éventuellement de fleurs peintes ) qui prime et s’impose… Une présentation souvent « sophistiquée », dont le but est d’allécher, de plaire (et donc suggère au client que ce qu’il va absorber est « de qualité »…

    La qualité ? Parlons en ! Le bœuf ? Il est peut-être Argentin, Canadien… Le porc ? Français il est breton d’élevage industriel, et Allemand, encore plus d’élevage industrialisé… Le poulet ? Il est Brésilien (mais « déclaré » d’origine Union Européenne) ou, s’il n’est pas « bio » ou « élevé en plein air », et s’il est quand même Français, d’évelage industrialisé…

    Quant à la fraîcheur des produits, il faut voir depuis quelque temps le nombre d’intoxications de personnes ayant mangé dans un restaurant (en général c’est pas trop grave juste une digestion difficile et quelques désagréments sans conséquence… Mais pas toujours)…

    Dans le « menu du jour » - à moins de 20 euro – le hors d’ œuvre c’est deux demi asperges en croix avec la moitié d’une tomate cerise au milieu, de « chez Marinette à Sainte Tarte de la Midoue » (rire)…

    Bref, « tout est fait pour que ç’a ait de la gueule » question apparence et présenté dans l’assiette… Mais « ce que vaut réellement » ce qu’il y a, dans l’assiette ; ça c’est autre chose ! »

    Et le « cuisinier » ? Ce ne serait pas plutôt un préparateur ou même un employé du restau chargé de la confection des plats ? (C’est qu’ un « vrai cuistot pro » sorti d’ école hôtelière, il faut le payer!)

     

     

  • "Bagatelles pour un massacre" : à quand la version années vingt du 21ème siècle ?

    «Rien n'est plus odieux de nos jours, humainement plus odieux, plus humiliant que de regarder un Français moderne dit lettré, dépiauter narquoisement un texte, un ouvrage... n'importe quelle bête à côté possède une allure noble, pathétique et profondément touchante. Mais regardez ce bravache grelot si indécent de suffisance, obscène de muflerie fanfaronne, d'outrecuidance butée, comme il est accablant... Que lui expliquer encore ? lui répondre ?... Il sait tout !... Il est incurable ! S'il a obtenu son bachot alors il n'est même plus approchable. Le paon n'est plus son cousin. Tout ce qui peut ressembler même vaguement à quelque intention poétique, lui devient une insulte personnelle. »

    Louis-Ferdinand Céline — Bagatelles pour un massacre (1937)

     

     

    L’équivalant en matière de référence et de considération, du « bachot » de 1937, c’est en 2024 « Bac plus 5 »…

    Et encore ! En 2024 il n’est pas si sûr que ça, que « Bac plus 5 » soit garant d’une parfaite maîtrise de la langue Française, ni de l’art de manier et d’utiliser la langue Française…

    Afin de s’en convaincre il suffit de lire tout ce qu’écrivent les journalistes de nos jours (nous sommes loin, très loin, du style d’un  François Mauriac ou d’un Albert Camus  ou encore d’un Albert Londres…

    En revanche, pour la critique – acerbe « comme il se doit » - voire « assassine » ; pour le « dépiautage », dans l’odieux, dans l’humiliant, dans la simplification réductrice et de parti pris afin de démolir ; ou encore pour le mépris affiché, pour l’indifférence manifeste, pour l’incitation à zapper… Les élites intellectuelles – du moins un certain nombre d’entre elles – s’entendent bien pour cela : « faire le buzz dans les médias et influencer les opinions »… Et promouvoir un « Ordre du Monde Référent » - tout en permettant et en allant jusqu’à encourager les Désordres du Monde »…

    C’est « ça » la grande Crétinerie d’aujourd’hui ! Une crétinerie palmée, primée, bardée de formation universitaire, de titres, plébiscitée par les grandes maisons d’édition (ils écrivent tous des bouquins que l’on aperçoit en étalage dans les rayons des espaces culturels Leclerc Carrefour etc.)

    Une Crétinerie officialisée qui « enterre » en la piétinant, toute « intention poétique » d’autant plus que l’intention poétique s’accompagne de réflexion, dérange et ennuie…

    Si Louis Ferdinand Céline avait aujourd’hui 40 ans et aurait écrit « Bagatelles pour un massacre » (Version 2024) il n’aurait quasiment aucune chance d’être publié et, sur sa page Facebook s’il en avait une – ou sur son blog s’il en tenait un – il aurait peu de lecteurs et encore moins d’interlocuteurs…

     

     

  • La haine est-elle plus mobilisatrice que la solidarité ?

    Si je suis résolument et totalement contre, archi contre l’antisémisme – mais pas pour autant du côté du gouvernement de Netanyaou et des colons gros propriétaires implantés en Cisjordanie - je ne puis cependant « fermer les yeux » sur le massacre de plusieurs milliers de femmes, d’enfants et d’hommes dans la bande de Gaza (ce massacre est un génocide non seulement parcequ’il élimine toute une population mais aussi parce qu’il réduit cette même population à mourir de faim… Et cela dans le « silence des nations – démocratiques, libérales, d’Occident et d’ailleurs, ou totalitaires Russie et Chine comprises.

     

    Quand je dis « le silence des nations » c’est du silence des Gouvernants et des régimes qu’il s’agit – et non pas celui des populations de ces nations, du moins d’une partie de ces populations… C’est – ce qui est étonnant- le silence de certains pays dont les gouvernants devraient, tels la Russie, la Chine ainsi que des pays du monde arabe, à manifester de la solidarité envers les palestiniens de Gaza… Qui interpelle ! ( Il n’en est rien, ou si peu, ou juste «  pour la forme »)… En effet, l’Iran, le Hezbollah et le Hamas, qui souhaitent la disparition pure et simple d’Israël, qui haïssent les Israéliens ; ne sont pas pour autant solidaires de la population de Gaza : d’ailleurs le Hamas met les Gazouis en « coupe réglée » depuis bien avant le 7 octobre 2023 (depuis qu’ils ont pris le pouvoir à Gaza le 14 juin 2007)… Et que fait humanitairement parlant, l’Iran pour la population de Gaza ? Que font humanitairement parlant également, les pays du monde arabe pour la population de Gaza ?

     

    En revanche, la haine des Israéliens et l’antisémitisme exacerbé, ça, ça marche et ça circule sur les réseaux sociaux ! Il faut croire que la haine est plus mobilisatrice que la solidarité !

     

    Il y a manifestement une disproportion énorme entre les victimes israéliennes de la barbarie des combattants du Hamas et les victimes des bombardements sur Gaza , tout comme il y eut en mai 1945 une même disproportion entre les victimes ( quelques colons « pieds noirs ») lors de la rébellion de Sétif et la répression qui a suivi, de l’armée française et qui fit plusieurs milliers de victimes, massacrées en représailles dans la région de Sétif…

     

    Comment est-il possible que des gens (des Juifs de la Diaspora qui avaient été persécutés en Europe et en Russie, ainsi même que des Juifs ayant subi le nazisme) installés en Israël depuis un siècle, puissent concevoir un tel massacre de civils palestiniens dans la bande de Gaza ?

     

    Certes le Hamas est à l’origine le premier responsable, du fait de la tuerie qu’il a perpétrée sur le territoire israélien le 7 octobre 2023, tout comme les rebelles de Sétif en mai 1945 furent les premiers responsables en assassinant quelques « pieds noirs »… Mais est-ce que cette responsabilité initiale des uns justifie qu’en réaction, l’on en vienne à massacrer toute une population ?

     

    L’on entend dire – ce qui est « en partie » vrai – que les populations musulmanes durement impactées – en l’occurrence les Gazouis palestiniens par l’armée Israélienne- sont « de facto » du côté des terroristes du Hamas et que les Gazouis palestiniens abritent, protègent ces derniers et fournissent des combattants au Hamas : d’où la « justification » du Gouvernement Israélien à éradiquer le Hamas en « rasant tout Gaza »…

     

     

    Il y a manifestement un paradoxe entre d’une part le traumatisme de la shoah qui traverse les mémoires et les temps depuis 1945, qui est présent à l’esprit dans la civilisation occidentale, et dont la conséquence est le soutien à Israël et à l’existence d’ Israël… Et d’autre part, ce qui vise à effacer le traumatisme de la Shoah et à réanimer la flamme multi séculaire de l’antisémitisme…

     

    L’on n’arrive pas à s’en sortir, de ce paradoxe : si l’on soutient Israël on est considéré d’extrême droite et indifférent au massacre des Gazaouis, si l’on soutient les palestiniens et si l’on condamne les Israéliens parce qu’ils rasent Gaza et éliminent toute une population, on est considéré comme antisémite (ou anti sioniste – ce qui revient à peu près au même) ou encore on est considéré comme pro musulman, et l’on est accusé de refuser de qualifier de terroristes les auteurs d’attentats du Hamas…

     

    Autant dire que la neutralité dans cette affaire là, est à la fois difficile et suspecte (à vrai dire elle est impossible – la seule position possible est celle d’un engagement à combattre la haine, à combattre la violence, à combattre toute forme de domination des uns et des autres (domination par l’économie de Marché, domination par la force armée, domination par la religion, domination par la possession de biens -propriété, territoire, argent ; domination par la prédation)…