compteur

Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Paroles et Visages - Page 7

  • 11 avenue Alphand à Saint Mandé

    Avenue Alphand.jpeg

    C’est à cette adresse, 11 avenue Alphand à Saint Mandé, que j’ai habité entre mars 1973 et juillet 1976…

    À l’époque c’était une maison rez-de-chaussée et un étage, de construction début 20ème siècle ou seconde moitié du 19ème, ancienne donc à cette époque des années 1970, entourée d’un jardin en friche ceint d’un muret sur quatre côtés avec un portail donnant sur la rue ; la maison étant en 1973-1976, séparée des autres, voisines, plus ou moins éloignées les unes des autres…

    Aujourd’hui en 2025, cinquante ans plus tard, toutes les habitations sont « en enfilade » accollées les unes aux autres, modernisées, portes d’entrée donnant directement sur la rue et avec des voitures garées… Plus rien ne ressemble à ce que c’était, à cet endroit, en 1975…

    Dans cette maison en 1973 habitait une vieille dame proche de cent ans, madame Maurice, qui me louait pour 150 Francs des années 1970, au mois, une chambre dans cette maison…

    Je m’entendais très bien avec cette vieille dame « très classe » en bonne santé, cultivée, jouant du piano, aimant lire, et qui me gardait mon chat lorsque je partais en vélo sur les routes de France pendant mes congés…

    J’ai habité dans cette maison jusqu’au 30 juillet 1976, pour venir dans les Vosges où j’étais muté à Bruyères après 9 ans passés au centre de tri postal du PLM à Paris…

    Par la suite durant 2 ans environ après mon départ de chez cette vieille dame, j’ai correspondu avec elle par lettres, jusqu’à sa mort à 104 ans… Elle adorait mon « Fripouille » - qu’elle appelait « Frifri »- un matou tigré non coupé, très dur avec les autres matous, mais très gentil avec les humains, et que j’ai eu pendant six ans, né le mardi 20 août 1974 et mort accidentellement le lundi 8 septembre 1980…

     

     

  • Manège à Gérardmer

    Manège.jpg

    Ce manège est en place – et en fonctionnement – Place Abel Ferry en centre ville, durant toute l’année… Un manège d’antan…

    En ce 14 août 2025 avec plus de cinquante mille personnes – touristes et gens du pays- présentes à Gérardmer, ce manège accueillait de nombreux enfants mais tous les « dadas » n’étaient cependant pas occupés en permanence…

    Juste au dessus de ce magnifique cheval monté par une fillettte, dans la partie supérieure on aperçoit un « joli cochon »…

    L’on voit – soit dit en passant – sur ce genre de manège dans les villes de notre pays où il y en d’installés, assez rarement un « joli cochon » (rire)…

    L’on imagine – petite pensée iconoclaste et moqueuse avec un brin d’insolence – un « petit Mohamed » de trois ans juché sur ce « joli cochon » ! (rire)… Avec la maman voilée scandalisée de voir son petit garçon enfourcher le « joli cochon »…

     

    Cela dit, ce 14 août 2025 à Gérardmer dans les quelque 50 ou 60 mille personnes présentes, je n’ai guère vu – sauf 1 ou 2 avec foulard tête épaules – de touristes féminines maghrébines ou de pays musulmans Afrique, Moyen Orient… Ces 1 ou 2 devaient sans doute être des « Turques intégrées » … (Il y a en effet, en région Est de la France, des communautés Turques installées depuis un certain nombre d’années, qui à part le fait qu’ils votent beaucoup pour Erdogan, ne posent pas de problèmes)…

     

    Là où l’on voit des touristes – femmes en voile et ou niqab- musulmans, en une certaine quantité, c’est en été juillet août à Strasbourg quartier « Petite France » en majorité du Qatar et des Emirats et d’Arabie Saoudite…

     

     

  • Robert Ménard en croisade contre les anti corrida

    Voici un personnage, Robert Ménard, qui « a sa place sur les plateaux de télévison de débats publics » et donc « fait partie intégrante du paysage politique Français » et « a son mot à dire » dans la mesure où l’on ne peut pas lui donner systématiquement tort dans les propos qu’il tient sur bien de « sujets sensibles »…

    Je dis cela en tant « qu’homme de Gauche » ( d’une Gauche qui hélas n’existe pas, n’a jamais existé et n’existera probablement jamais à mon grand regret)…

    Je dis cela en dépit de ma détestation et de mon rejet des partis d’extrême droite…

    Je dis cela parce que la liberté d’expression est à mon sens une liberté fondamentale et inaliénable… Même lorsque ce qui est exprimé me dérange ou est contraire aux valeurs auxquelles je crois…

     

    Je ne partage pas du tout la croisade de Robert Ménard contre les anti corrida et donc sa sympathie et son adhésion manifeste à ce « fleuron de notre culture traditionnelle des villes et des pays du Midi » qu’est la tauromachie…

    Une tradition culturelle dans quelques villes du Midi telles que Bayonne, Dax, Mont de Marsan ou Nîmes ? … « Je veux bien », je ne me pose guère en « farouche, fanatique et inconditionnel opposant »…

    L’oppostion et la dénonciation de la cruauté de la corrida ? Je souscris cependant… Donc oui aux anti corridas il faut les laisser s’exprimer et manifester…

     

    Car il faut bien reconnaître que le taureau dans les conditions qui sont celles du déroulement d’une corrida, n’a quasiment aucune chance de s’en sortir, que tout est fait pour la victoire et pour la consécration du toréador, et que la conclusion inévitable est la mise à mort de l’animal par l’épée… En effet, le taureau n’a aucune chance de s’en sortir parce que progressivement et intentionnellement affaibli, privé de sa capacité de résistance et de combat, par six banderilles plantées l’une après l’autre sur son échine et perdant son sang et sa force, il ne peut qu’être terrassé et pour finir tué…

    Le combat est donc inégal…

     

    J’imagine – et « préconnserai » pour ainsi dire, une toute autre règle en matière de tauromachie :

    Plus de banderilles plantées dans l’échine du taureau, davantage de risque à prendre pour le toréador, de telle sorte que l’animal combattu puisse s’en sortir, ne pas être tué et donc rendu de nouveau en capacité de combattre dans une autre corrida ; que le toréador dans son geste à intention meurtrière ne parvienne pas à planter l’épée, l’animal esquivant le coup… Ou que tué par l’épée du toréador, il le soit après s’être défendu de toute ses forces…

    Et avec le risque accru, pour le torédor, d’être encorné, blessé, tué…

     

    C’est la raison pour laquelle, lors d’un accident dramatique de tauromachie, où le torédor perd la vie ou est blessé, vu les conditions qui sont celles de la corrida, forcément défavorables à l’animal, je ne déplore jamais la mort du toréador, ou le fait qu’il soit gravement blessé ou handicapé pour la vie…

     

    L’argument qui s’impose pour un « changement de règles » rendant le combat moins inégal, c’est celui lié au fait – à mons sens évident » - que le « spectable prendrait une toute autre dimension » vu son enjeu, vu la capacité de l’animal à se défendre sans être préalablement affaibli et conditionné pour être au final, tué…

     

     

  • Pouvoir d'achat - "en berne"?

    Le pouvoir d’achat peut-il s’évaluer – dans une certaine mesure à vrai dire relative – à la capacité qu’ont les gens – dont beaucoup en famille – à dépenser de l’argent – restaurants, bars, loisirs, spectacles, hébergement, tourisme, vacances… ?

     

    Ayant assisté au feu d’artifice de Gérardmer le jeudi 14 août 2025, arrivé dans la « Perle des Vosges » vers 18h et y étant resté jusque vers 1h de la nuit ; j’ai observé une fréquentation énorme, hors du commun, de centaines de personnes de ci de là, partout dans Gérardmer, aux terrasses de cafés et de restaurants bondées, dans les rues en foules compactes ainsi qu’autour du Lac…

    Cinquante mille personnes au moins – sans doute davantage – se sont trouvées ce soir du 14 août 2025 à Gérardmer ; depuis 18h 30 et cela jusque vers 1h ou 2 h de la nuit, en permanence – sauf entre 22h et 22h 30 au moment du feu d’artifice – toutes les terrasses ainsi que les intérieurs des cafés et des restaurants très nombreux, partout dans Gérardmer étaient entièrement occupés, toutes tables prises, et avec à l’entrée, des queues de dizaines de personnes…

    Foule compacte le long des rues, encore plus énorme, à perte de vue, autour du lac, assis dans les espaces herbeux, ou sur des pliants, ou des serviettes, couvertures, ou debout… L’on ne pouvait avancer qu’au pas, se faufiler dans la foule où par moments, l’on se trouvait immobilisé…

    L’on peine à imaginer la quantité absolument énorme, démesurée, de denrées alimentaires et d’hectolitres de boissons dont bière et vin, qu’il a fallu livrer aux restaurateurs, aux cafetiers… Pour servir plus de cinquante mille personnes durant la seule soirée du 14 août 2025 !

    Rien qu’en viande, cela doit bien représenter plus de deux ou trois cent bœufs, porcs, des milliers de poulets…

    À raison de – en moyenne – 3 euro le demi de bière, et d’entre 25 et 35 euro un repas de restaurant, sans compter toutes les dépenses effectuées dans les boutiques ou aux étals… L’on n’arrive pas à imaginer le chiffre faramineux des recettes générées en une seule soirée, ni le total des sommes d’argent (paiement par carte le plus souvent) dépensées par plus de cinquante mille personnes en une seule soirée !

     

    Comme je disais dans un post pécédent : « tout le monde trouve que tout augmente, que tout est de plus en plus cher, mais beaucoup de ce « tout le monde » n’arrête pas de dépenser de l’argent, de se rendre aux terrasses des cafés, au restaurant, aux fêtes, aux spectacles, achètent des smartphones, des ordinateurs, tout un tas d’objets et équipements technologiques de nouveaux modèles de ceci de cela, partent en vacances, louent des mobil homes et des appartements en résidences touristiques, réservent pour des campings 4 étoiles, des chambres d’hôtes et d’hôtels, prennent des trains et des avions, payent des péages d’autoroutes… Sans compter les fringues, les godaces, la bijouterie fantaisie, les équipements de sports, de vacances, de loisirs, en plus de la bouffe par caddies archi pleins, d’hypermarchés…

    « Cent balles dans le Dada à tout bringue -zingue »… Et même que le Dada, ça arrive, il branlolote cinq minutes sans pièce dedans introduite !

     

     

  • Mon premier jour de travail ...

    Le mardi 18 juillet 1967, au Centre de Tri Postal du PLM, 7 rue du Charolais à Paris 12ème, jouxtant la Gare de Lyon

     

     

    J’étais arrivé la veille, lundi 17 juillet 1967, à 6h 14 en Gare d’Austerlitz, ayant passé la nuit dans le train express départ de Dax à 19h 44 le dimanche 16 juillet, une heure d’arrêt à Bordeaux Gare Saint Jean entre 21h 30 et 22h 30 ; puis arrêts à Libourne, Coutras, Angoulême, Poitiers, Tours, Blois, Orléans ; en seconde classe dans un compartiment de 8 personnes ; une nuit longue et épuisante, avec la chaleur, les odeurs corporelles des autres passagers, des militaires du contingent… Ma très grosse valise dans le wagon à bagages…

     

    Le rendez-vous au « bureau d’ordre » du PLM était fixé à 8h 30, ce lundi 17 juillet ; je me suis retrouvé après avoir déposé ma grosse valise en consigne à la gare d’Austerlitz, et pris un petit déjeûner au buffet de la gare, avec une vingtaine de jeunes de mon âge – j’avais 19 ans en 1967- en face de l’entrée principale du bâtiment de trois étages du PLM…

     

    Nous fûmes invités à pénétrer dans le bureau du Directeur du Centre de Tri, où l’on nous gratifia du discours directorial de bienvenue « dans la plus pure tradition de leçon de morale et d’injonction à obéïssance et énumération de règles à suivre »… Puis nous dûmes devant un juge du Tribunal d’Instance venu pour la circonstance dans le bureau du directeur, prêter serment, enregistré dactylographié imprimé et signé par chacun de nous…

     

    Nous devions nous présenter le lendemain à midi le mardi 18 juillet, au service de la Ligne, pour notre première vacation de travail au PLM devant se terminer à 20h…

    Pour le reste de la journée ce lundi 17 juillet, nous avions à nous installer en foyer d’accueil du Landy, situé « à l’autre bout de Paris » dans le 18ème à proximité de la porte de Clignancourt. Trois quarts d’heure de métro avec un changement à Châtelet ; au foyer d’accueil on était à trois voire quatre et même jusqu’à cinq par chambrée avec toilettes et salle de bains communes à tout l’étage. L’on avait le droit de rester 1 mois au foyer, mais après une première nuit épuisante ( sur les cinq l’un travaillait de jour, deux autres de nuit l’un en brigade C l’autre en D, un autre au Transbordement à différentes heures de la nuit et du jour) c’était invivable, trop de promiscuité et de bruit et de lumière s’allumant plusieurs fois dans la nuit), je décidai de rechercher une chambre d’hôtel au mois proche du PLM… J’en trouvai une située au sixième étage sous la toiture en zinc dans un hôtel de la rue de Chaligny – moins de 500 m du PLM- à 250 Francs par mois (Ma grand-mère m’avait avancé 500 Francs jusqu’au 31 juillet jour où jallais recevoir ma 1ère paye – en espèces à la Caisse du Bureau d’ Ordre du PLM en faisant une queue interminable- 753,56 Francs mensuels en tant qu’ « agent d’exploitation des PTT »…

     

    À midi tapantes sonnantes je me trouvai debout devant un casier de tri du service de la Ligne (des départements desservis par le Train Poste Paris Lyon, puis Lyon Marseille) ; en tant que débutants nous n’étions pas tenus de trier 500 lettres au quart d’heure, il nous fallait d’abord nous familiariser avec le casier de tri , le préposé à l’acheminement, prenait une grande brassée de lettres sur une « cocote » et nous la plaçait sur le bord du casier de tri et… Devant nous la perspective de huit heures de travail de tri placer les lettres dans les cases, debout…

     

    J’étais allé manger à la cantine à 11h, au prix de 2,20 Francs le repas avec ristourne (sans ristoune le repas coûtait 2,70 Francs et on avait droit à 20 tickets par mois de ristourne)…

    Un simple café express dans une toute petite tasse coûtait en 1967 dans un bistrot Parisien populaire 0,50 Franc… Et un repas menu du jour dans un restaurant populaire coûtait entre 7 et 9 Francs… Une séance de cinéma revenait au moins cher à 2 Francs (à La Bastille et à Pigalle et Barbès)…

     

    Dans une vacation 12h – 20h nous avions sur le coup de 15h 30, une pause de 45 minutes et le lendemain matin dans la vacation de 6h – 12h, vers 8h 30 une pause de 30 minutes…

    Le souvenir le plus marquant que j’ai gardé de cette première journée de travail, c’est lorsque l’inspecteur de la Brigade de jour monsieur Andrieu, me fit cette réflexion : « monsieur Sembic, veuillez placer vos lettres dans les cases dans le sens correct et non pas en sens inverse » (parce que je trouvais « plus facile » dans les cases du haut, de mettre les lettres les unes sur les autres retournées – moins fatiguant)…

    Je le revois encore, ce monsieur Andrieu : la cinquantaine confortable bardée de certitudes « bien carrées », les cheveux blanchis ou grisonnants tirés en arrière, des yeux bleus très froids, un visage sévère, en costume bleu clair d’été, cravate bleu foncé, souliers noirs de forme classique… Surveillant les « petits jeunes » devant leurs casiers de tri, prêt à faire des réflexions peu amènes à la moindre incartade…

     

    Au bout de deux semaines de ce régime – de brigade de jour- j’ai demandé à partir dans les Ambulants (wagon postal) de nuit et j’ai obtenu durant deux mois, des postes de remplacement de titulaires en congé, sur différentes lignes dont durant une semaine sur le Train Poste Paris Lyon (un « PLM ambulant où le travail était épuisant)…

    Nous prenions notre service à 19h au wagon, le train partait vers 22h, on allait jusqu’à Lyon Perrache, jusqu’à Chambéry, Annecy ou Pontarlier et arrivions le matin à différentes heures entre 4h 12 à Lyon et environ 6 ou7h ailleurs… Deux nuits consécutives aller et retour, le retour on était au départ du train à Lyon, Chambéry, Annecy ou Pontarlier vers 22h, retour à Paris vers 6 ou 7h le matin… Puis 2 nuits de repos avec les jours entre…

     

    On travaillait jour et ou nuit et fériés dimanches compris et avant mai 1968 on était compensé pour les heures du dimanche et des jours fériés, au tiers des heures effectuées, et après mai 1968 on avait obtenu la compensation à 100 %… Ce qui augmentait nos congés et nous permettait de « faire des combines » c’est à dire de cumuler des jours de congé normaux plus des décalages du samedi dimanche plus des remplacements entre collègues de brigades opposées… Avec ce système je réussissais à m’octroyer jusqu’à 50 jours de vacances (idéal pour parcourir la Fance en vélo et séjourner dans des auberges de jeunesse)...

     

    Lorsque je ne puis plus effectuer des remplacements sur les Ambulants, à partir du 20 septembre, j’ai travaillé en bureau gare du PLM en brigade de nuit (deux nuits sur quatre de 20h à 6h avec une pause d’une heure entre minuit et une heure du matin, et une autre pause d’un quart d’heure entre 3h et 3h et quart… Mais en général nous terminions et partions sur le coup de 5h 30, parfois plus tôt…

    De fin septembre 1967 jusqu’au début de 1970, j’étais au « Transit National » - tri des paquets, puis ensuite à l’Avion – tri lettres et paquets pour l’Union Française Antilles, Afrique du Nord et anciennes colonies Afrique Noire…

     

    Et j’ai quitté le PLM le 30 juillet 1976, pour aller en mutation à Bruyères dans les Vosges – guichet et courrier bureau de Poste de Bruyères… Où je suis resté jusqu’au 12 janvier 1999… Et où j’ai exercé entre le 2 octobre 1989 et début janvier 1999, la fonction de conseiller financier clientèle…