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Paroles et Visages - Page 9

  • Le printemps des poètes

    Un collectif « woke » de 600 poètes, artistes, éditeurs, libraires, bibliothécaires et acteurs culturels – dont beaucoup d’entre eux ne sont pas des personnages très connus du public et ne sont pas ou peu médiatisés – conteste le choix de Sophie Nauleau directrice artistique, de nommer Syvain Tesson parrain de la 25ème édition du Printemps des Poètes qui aura lieu du 9 au 24 mars 2024…

    Sylvain Tesson est qualifié d’ « icône réactionnaire » par ce collectif qui « se démarque de l’Ordre du monde en matière de culture »…

    Il est vrai que Sylvain Tesson a préfacé un ouvrage de référence de l’extrême droite « Le camp des Saints » de Jean Raspail, une dystopie (contre utopie) raciste de l’immigration et faisant état d’une « vision élitiste » de la société…

     

    Rappelons que pour les partis d’extrême droite tant en France que dans les pays de l’Union Européenne, la « priorité des priorités » n’est pas comme ces partis le laissent entendre, de « redonner l’argent et la parole au peuple » mais d’édifier une société de dominants, de décideurs, d’élites dirigeantes et de grands propriétaires et possédants. Et qu’en ce qui concerne la régulation, la limitation et la gestion des flux migratoires, les partis d’extrême droite dont on connaît bien le discours depuis de nombreuses années, ont en réalité une vision toute autre de celle qu’ils affichent, de l’immigration, puisque l’immigration – c’est évident- fournit une main d’œuvre « docile et bon marché » pour les propriétaires exploitants ; et qu’en ce sens, si l’immigré dérange, perturbe, s’il est un délinquant, un assisté qui « profite du Système » selon leurs dires ; il n’en demeure pas moins qu’il est « utilisable » c’est à dire « corvéable à merci » et donc, « rentable » du fait qu’il coûte peu en salaire…

     

    En quoi ce collectif de contestataires du choix de Sophie Nauleau de nommer Sylvain Tesson parrain du Printemps des Poètes, serait-il « woke » ?

     

    Anti woke, oui je le suis…

    Sans doute parmi ces poètes, artistes, acteurs culturels « peu connus du grand public » - quoique… - notamment sur les réseaux sociaux et sur Youtube ayant de milliers d’abonnés et de « followers » ; y – en – a – t -il de ce mouvement «woke » auquel je n’adhère en aucune façon et qui – je le dis - « me pompe l’air » …

    Mais il y a aussi – majoritairement je pense – dans ce collectif, les « non woke »… Que je soutiens et approuve… En « émettant cependant quelque réserve »…

     

    Qu’est-ce, au vrai, que ce « Printemps des Poètes » qui depuis 25 ans « fleurit » d’un bout à l’autre de notre « beau pays de France » ?

    Est-ce que par exemple, d’iconoclastes pestiférés, anarchistes de l’écriture et du dessin ou de la caricature, déjantés, atypiques, inclassables, inassimilables… (pour autant qu’ils aient quelque talent, quelque « facture ») peuvent avoir leur place sur les scènes, sur les podiums du Printemps des Poètes ?

    « Je ne crois pas vraiment » !

     

    Alors ce Printemps des poètes édition 2024, il a au-delà de ses participants et acteurs et concourants aux prix ; ses observateurs, ses indifférents, ses exclus… Une vingt-cinquième édition, en somme, semblable aux précédentes…

    Le « Premier de la Classe à l’école » qui enverra un « joli texte » au Jury du coin, se verra peut-être primé… Ainsi que – peut-être un peu moins mais pourquoi pas – le concourant atypique qui enverra une « œuvre originale »… Mais « ça changera pas grand-chose à l’affaire », avec ou sans Sylvain Tesson ; sous l’égide de Sylvie Nauleau ou de quelqu’un d’autre…

     

     

  • Les uns, les autres ...

    Les uns se taisent ou crient, se terrent ou s’exposent ; les autres moralisent ou professent…

    Sur la gigantesque scène du monde se joue un ballet d'extravagances, d'outrecuidances, de conciliabulles et de concepts dérisoires…

    Dans la salle plus immense encore que la scène et dont on ne sait en quel endroit se différencie la salle de la scène, retentissent les applaudissements, les acclamations, les rires … Ou les huées…

    Le spectacle est partout mais il a ses exclus…

    Ce qui se joue en salle ou sur la place, tambourine et ameute ; les écrans s’emplissent d’images sacralisées…

    Les ordres et les désordres ont leurs défenseurs et leurs suiveurs, ou leurs réfractaires ou leurs évadés mais sont tous, ordres et désordres, dominateurs, niveleurs…

    Tout le monde voit venir le soleil sur l’horizon au matin, mais personne ne sait dessiner l’aurore…

     

  • La généalogie révèle l'évolution de la société

    Les travaux de recherche généalogique auxquels se livrent aujourd’hui de nombreuses personnes, pour autant qu’ils aboutissent à la réalisation d’un arbre familial « assez étoffé » - ce qui est mon cas – sont révélateurs d’une évolution de la société dans l’Histoire…

    En gros, peut-on dire, l’on distingue trois périodes :

     

    La première est celle qui court de ce que l’on appelle « le haut moyen âge » depuis la dislocation de l’Empire Romain d’Occident et des grandes invasions dites « barbares » de peuples venus d’Asie et d’Europe orientale ; celle de l’époque de « l’ancien régime » des Rois et de leurs dynasties (Capétiens, Bourbons), tout cela jusqu’en 1793 quatre ans après la révolution de 1789, où fut instauré l’État Civil…

    Avant 1793 les naissances – souvent à quelques jours près suivies du baptême – étaient transcrites sur des registres paroissiaux.

    Cette première période peut être qualifiée d’homogène en ce sens que de mêmes caractéristiques la définissent :

    Une mobilité réduite, la plupart des gens étant des travailleurs de la terre, ou exerçant des activités professionnelles, des métiers, sur place dans le bourg, le village, la cité où ils demeuraient…

    Des guerres successives et parfois longues, avec beaucoup de destructions notamment de villages et de cités avec leur église (et par conséquent les registres paroissiaux dans les incendies).

    Durant cette première période, pour autant que les registres paroissiaux n’aient point été détruits, ce qui est tout de même le cas dans un certain nombre de localités même en tant de guerre, il faut voir de quelle manière étaient tenus ces registres paroissiaux. En effet les gens en très grande majorité ne savaient ni lire ni écrire et les curés à peine lettrés rédigeaint les actes en patois local, ou dans un Français sommaire, très malhabilement écrits, illisibles, inexploitables pour des chercheurs de notre temps présent.

    Seuls les aristocrates, les grands propriétaires et bourgeois, citadins, seigneurs, capitaines d’industrie, les intellectuels – soit à peine 1 à 5 % de la population- pouvaient compter sur des transcriptions de naissance et de baptême « à peu près correctement rédigées » et donc lisibles et exploitables par des chercheurs de notre temps présent.

     

    La deuxième période est celle qui court de 1793, traverse la totalité du 19ème siècle, puis le 20ème siècle, soit une période plus stable si l’on peut dire, à l’exception des années des deux grandes guerres mondiales du 20ème siècle.

    C’est une période de développement économique, industriel, technologique et qui, comme la précédente est homogène dans le sens où la même caractéristique la définit à savoir une mobilité relativement réduite, la plupart des gens exerçant des métiers, des activités de culture et d’élevage, des professions, sur place dans leur village, bourg, cité ou terroir ou région (à l’exception cependant des grandes vagues migratoires d’Europe vers l’Amérique par exemple)…

    De 1793 jusqu’en 1806, la consultation des actes d’état civil révèle le peu d’éducation des officiants (les maires de village) : les actes sont rédigés d’une écriture malhabile, tout d’un seul tenant sans espace, sans aller à la ligne, et sont pour la plupart d’entre eux, illisibles, inexploitables, ou très difficiles à déchiffer.

    Après 1806 et plus on va vers le milieu du 19ème siècle, les actes sont alors beaucoup mieux exploitables, à peu près correctement rédigés avec les noms des père et mère et témoins bien indentifiables.

     

    La troisième période est celle qui commence dans les dernières années du 20ème siècle et dans les premières années du 21ème, et qui se précise d’autant plus que l’on avance dans le 21ème.

    C’est la période de la reprise – cette fois accélérée – des flux migratoires, mais surtout celle de l’éclatement de la société, des structures familiales, d’une mobilité des gens bien plus importante qu’elle ne l’avait été jadis, de l’accroissement des divorces, des séparations, de ce que l’on appelle « des familles recomposées », de la dissolution des liens de relation dans les familles du fait de la fragilité et de la temporalité réduite de ces liens… De telle sorte qu’en ce qui concerne des recherches généalogiques de descendance (mais aussi d’ascendants récents), cela devient de plus en plus difficile, aléatoire…

     

    Aussi, « construire sa généalogie » implique de devoir se heurter aux difficultés relatives à la première période, d’autant plus insurmontables que l’on recherche loin dans le passé ; et aux difficultés relatives à la troisième période, d’autant plus insurmontables du fait de l’éclatement de la société…

     

     

  • Parcours du combattant

    L’on ne peut pas dire que j’ai la haine du genre humain en ce sens que je n’ai pas la haine de la personne humaine par elle-même… À l’exception de quelques humains cependant, qui sont d’une cruauté, d’une barbarie, d’un fanatisme et d’un despotisme inouis…

     

    Mais j’ai la haine du wokisme, du religieux, du Trumpisme, de l’Islamisme radical, des pédophiles, du Poutinisme, du racisme, de l’antisémitisme… Et de toutes les dérives outrancières, dominantes, corruptrices, perverties, envahissantes, de la civilisation du 21ème siècle…

     

    Vivre dans un monde où domine le religieux – celui qui risque de porter Donald Trump au pouvoir à la fin de 2024, celui qui, par l’islamisme envahissant s’invite dans les pays de l’Union Européenne notamment en France, Allemagne et Pays Bas…

    Vivre dans un monde saccagé et dominé par toutes les dérives corruptrices de la civilisation du 21ème siècle… C’est un véritable « parcours du combattant » pour celui ou celle qui essaye de résister aux obstacles, aux pièges tendus, le plus souvent sans succès, ou en pure perte …

     

     

  • Déguisement

    La culture, l’art, la justice, la morale, la religion, la déférence, la civilité, le « bien parler » et le « bien paraître »… Tout cela bien montré et dont on s’accorde, c’est un déguisement parfait pour les personnages les plus retors, les plus cruels, parfois les plus dangereux sur Terre ; souvent aussi, communément, de comportements individualistes désagréables ou agressifs…

    Cependant, les frustres, les primaires, les incultes, les brutaux ; sont tout aussi dangereux notamment lorsqu’ils agissent en foules ou regroupés entre eux, et qu’ils se fondent sur ce que véhicule la rumeur publique…

    Par exemple il est assez courant de constater que, dans une file d’attente à la boulangerie un dimanche matin à « Sainte Tarte de la Midoue », ce monsieur âgé d’une trentaine d’années accompagné de son petit garçon de 9 ans, se montre si poli, si déférent, si souriant, dans l’attente d’être servi… Et que le même monsieur un autre jour dans sa voiture, te klaxonnera rageusement dans un rond point où tu hésites à la sortie à emprunter…

    Cependant encore, les purs, les intègres, du moins autant qu’ils apparaîsent aux autres purs et intègres… Et qu’ils se l’accordent… Ne sont-ils pas souvent des mystificateurs, à l’exception – probablement – de ceux de ces purs et de ces intègres dont on ne voit pas qu’ils le sont, purs et intègres ? …

    En somme l’intégrité jusqu’à ce qu’elle a de plus absolu, n’est-elle pas un déguisement encore plus parfait qu’un habillement de culture, d’art, de justice, de morale, de religion, de civilité, de déférence, de « bien paraître » ? …